Golden Clogs, Dutch Mountains
Bijoux contemporains de Hollande
La France en 2005, l’Espagne en 2007, voici la Hollande qui débarque à Montréal. A partir du 6 mars, la galerie Noel Guyomarc’h reçoit l’exposition intitulée Golden Clogs, Dutch Mountains réunissant les oeuvres de 11 jeunes créatrices hollandaises.
Iris Eichenberg, Jantje Fleischhut, Gésine Hackenberg, Ineke Heerkens, Stéphanie Jendis, Manon van Kouswijk, Iris Nieuwenburg, Katja Prins, Constanze Schreiber, Francis Willemstijn et Andrea Wagner exposeront donc leurs cérations à la Galerie Noel Guyomarc’h, 137 Laurier Ouest à compter du 6 mars jusqu'au 20 avril.
Organisée par Andrea Wagner, commissaire et artiste participante, cette exposition propose un portrait de la joaillerie contemporaine. C’est à la demande de la Velvet Da Vinci Gallery (San Francisco), qu’Andrea Wagner a monté cette exposition, qui rapidement est devenue un événement incontournable. Présentée par la suite dans différentes prestigieuses galeries et universités aux Etats-Unis, elle s’arrète à Montréal et poursuivra son voyage à l’automne à Halifax puis à Québec.
La sélection de Wagner s’est portée sur de jeunes artistes joaillières de la relève qui par un travail innovateur et expérimental, par un langage visuel fort et par un choix judicieux et conscient de matières marquent une nouvelle génération de la joaillerie contemporaine en Hollande.
Elles ont étudié à Amsterdam, soit à la Gerrit Rietveld Academy ou au Sandberg Institute, deux lieux reconnus pour leur enseignement particulier, basé sur l’expérimentation et la concrétisation d’idées et de concepts que sur une formation traditionnelle des techniques de joaillerie.
Joaillerie créative et art contemporain
Différentes orientations sont abordées dans les collections proposées. Les oeuvres de Gésine Hackenberg et Manon van Kouswijk font référence aux objets et aux rituels du quotidien offrant ainsi une revalorisation de notre environnement immédiat.
Katja Prins et Jantje Fleischhut donnent un nouveau sens aux procédés mécaniques et industriels par l’intégration d’objets en plastique trouvés ou fabriqués dans leurs constructions élaborées. D’autres abordent des thèmes historiques.
D’origine allemande, Iris Eichenberg fait référence à son histoire personnelle familliale. Francis Willemstijn raconte l’histoire de la Hollande. Iris Nieuwenburg réalise principalement des broches en argent auxquelles elle intègre des éléments anciens pour évoquer des scènes ou situations du XVIIIème siècle en Europe.
Constanze Schreiber s’intéresse au symbolisme des bijoux anciens. Quant à Andrea Wagner, Stéphanie Jendis et Ineke Heerkens, c’est un spectacle visuel qui invite à entrer dans un nouvel univers. Ineke nous propose son propre alphabet de la nature, Stéphanie bouscule nos perceptions du précieux par des combinaisons inhabituelles et Andrea traduit en bijoux la complexité des relations humaines.
Une histoire venue de Hollande
L’histoire de la joaillerie contemporaine internationale ne peut se raconter sans mentionner l’influence des créateurs hollandais. Dès les années 60 et en rébellion aux valeurs intrinsèques du bijou, on assiste à une explosion de propositions et de concepts. Emmy van Leersum et Gijs Bakker proposent des oeuvres sculpturales minimalistes, suivis quelques années plus tard, par Marion Herbst et Maria Hees qui s’attarderont à l’emploi de nouvelles matières comme le plastique, le caoutchou, l’acier.
Dans les annéees 80, tout est permis. On remet en question le métier, la formation, l’enseignement. On repense le support. Paul Derrez, Annelies Planteijdt, Onno Boekhoudt (récemment décédé), Gijs Bakker, Ruudt Peters parmi d’autres participent à ce renouveau et sont encore aujourd’hui trés influents dans le milieu.
(M.J.-F.)
Andrea Wagner offrira le 7 mars une conférence sur l’histoire de la joaillerie contemporaine en Hollande à l’Ecole de joaillerie de Montréal.
Plus d'infos auprès du directeur de la galerie Noel Guyomarc’h, au 514-840-9362, ou via courriel à…
ganoelg@yahoo.com