Le mot « Nation » attribué au Québec est vraiment bidon!
Les crises actuelles qui n’arrêtent de se succéder et de faire tant de mal à l’industrie du bois, aux secteurs manufacturier et agricole, etc. démontrent encore une fois que le Québec « comme nation » attend qu’Ottawa vienne à son secours!
Je me demande vraiment quelle est donc l’utilité de la « Nation » si celle-ci, ne serait en mesure de gouverner ses crises et agir au moment opportun pour dédramatiser la situation et venir par conséquent, en aide aux emplois qui se perdent massivement? D’un côté, un excédent à Ottawa qui se chiffre à près de 14 milliards de dollars alors que de l’autre, le Québec a des besoins flagrants et nécessite une aide urgente pour freiner les méfaits de ces crises structurelles et conjoncturelles. D’ailleurs, à entendre de la bouche du ministre Béchard dire que « les données économiques sont hors de notre portée et que Ottawa doit réagir », cela jette vraiment un discrédit sur le concept de la nation qui à mes yeux , est vide de contenu. Le ministre a bel et bien signifié que le fédéralisme actuel n’arrime plus avec la réalité vécue sur le terrain puisque l’argent et le pouvoir sont ailleurs. À cet égard, le Québec, dans un premier temps, a besoin d’être reconnu comme une nation souveraine et indépendante par le reste du Canada et que sa reconnaissance sur la scène internationale viendra plus tard.
Les crises actuelles d’ordre économique et social doivent donc interpeller l’ensemble des Québécois de bien comprendre que le fédéralisme et la prétendue option autonomiste ne valent plus rien en ce moment précis et qu’il n'existe nullement une position mitoyenne. L’avenir dépendra principalement et exclusivement de la volonté des Québécois et du Parti québécois «d’arracher» la souveraineté pour enfin jouir d’une pleine autonomie décisionnelle au niveau politique, économique, sociale et culturelle.
Kamal El Batal
Consultant en développement&Gestion agroalimentaire