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La Boîte Noire de François Poitras

Alain Perron par Alain Perron
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Article mis en ligne le 31 décembre 2007 à 11:00
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La Boîte Noire de François Poitras
Photo:Jacques Pharand.
La Boîte Noire de François Poitras
Au milieu des années 80, la variété des films offerts en vidéocassette demeure plutôt limitée à Montréal. Quelques clubs vidéo offrent bien les succès du moment, mais pour le cinéphile à la recherche de films situés en marge du circuit commercial, il y a autant d’action que dans un film de Rohmer. Conscient qu’une nouvelle façon d’apprécier le cinéma est en voie de s’imposer, François Poitras conçoit sa boutique vidéo selon un scénario inédit. Ne lui manque qu’un titre fort, ce sera La Boîte Noire. Celle-ci ouvre ses portes le 30 novembre 1986 dans un petit local à l’intersection de Marie-Anne et Rivard. Le club vidéo «de répertoire» est né.

La Boîte Noire déménage en 1989. Après dix-huit ans de cinéma sur la rue Saint-Denis, la Boîte Noire a emménagé dans un nouvel espace situé au 376, avenue du Mont-Royal Est, depuis le début du mois de novembre.

Le décor épuré est aménagé sur deux étages et conçu par le designer Jean Pierre Viau. Située au sous-sol, une nouvelle section «culte» regroupe les films issus de catégories telles que l’horreur, la science-fiction, les films d’action asiatiques et autres oeuvres marginales ou obscures.

«Je suis né et j’ai passé mon enfance et mon adolescence dans un petit village. J’ai passé enfin la plus grande partie de ma vie montréalaise dans le village du Plateau – où je travaille aussi. Alors, mon comportement est demeuré sensiblement le même… Je fréquente certains lieux de façon très assidue et d’autres selon les hasards des rencontres ou les humeurs de mes amours (ha ha)», résume François Poitras.
Mes bonnes adresses
Pour manger: Je suis un endeuillé du défunt Continental qui était ma deuxième cuisine depuis toujours. Le soir de l’incendie, je m'y dirigeais. Il ne faut pas hésiter à sortir des grands axes pour découvrir les mille et un petits lieux souvent extraordinairement sympathiques.



Pour flâner. What does it mean ? Je vais marcher sur le Mont-Royal ou au Jardin botanique. Sinon je fais du vélo, le tour de l’Île par l’ouest, l’itinéraire Vieux-Montréal, île de Sœurs, canal Lachine, etc. Mais je ne crois pas que c’est ce qu’on appelle flâner…



Pour sortir. Le plan B et ensuite le Billy Khun. Ou bien l’inverse!



À lire: Je suis actuellement entiché d’un philosophe italien Giorgio Agamben. Le dernier opus de l’auteur: Profanations.

À écouter: Mon dernier coup de cœur musical, River : The Joni Letters, une réinterprétation des tunes de Joni Mitchel par Herbie Hanckock et autres artistes invités.

Découvertes cinéma : Au FNC et bientôt en salle La question humaine –pour moi, un pur chef d’œuvre.

À découvrir: La vie !

À fuir: Les SAQ sur le Plateau les jeudis, vendredis et samedis en fin d’après-midi ou en début de soirée.

À visiter : la galerie d’art contemporain Point Rouge sur Notre-Dame (près du Corona).

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