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Gare de triage: qu’en pensent les candidats?

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 6 décembre 2007 à 11:51
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Gare de triage: qu’en pensent les candidats?
L’Université de Montréal souhaite aménager un nouveau campus sur le site de la gare de triage. (Photo: Éric Carrière)
Gare de triage: qu’en pensent les candidats?
Le dernier droit de la campagne électorale est entamé et un dossier a particulièrement suscité les débats: l’aménagement du campus Outremont de l’Université de Montréal (UdeM) sur le site de la gare de triage. Survol des différents points de vue.
Vision Montréal
Christine Hernandez souhaite que des citoyens et des groupes communautaires fassent partie du comité de concertation des abords du campus Outremont mis sur pied par la Ville de Montréal. «Les recommandations sont bafouées parce qu’il n’y a pas d’organismes ou de citoyens au comité de concertation. Que va-t-il en être pour les autres recommandations?», s’interroge Mme Hernandez.
Elle suggère aussi de produire et de rendre public des études indépendantes sur les impacts financiers, la circulation et l’utilisation des équipements de l’arrondissement, de s'assurer que le projet modifié donne lieu à une présentation publique et de préserver le parc canin et le jardin communautaire et d’implanter un éco-centre et un éco-quartier.

Elle croit que la Ville centre utiliserait l’article 89 de la Charte de la Ville de Montréal pour contourner le pouvoir de zonage de l’arrondissement et aller de l’avant avec le projet. «L’article 89 permet de mener des processus antidémocratiques puisqu’il retire le droit référendaire sur l’ensemble du projet. Il est tellement large que la Ville peut faire des changements au zonage sans l’accord d’Outremont. En fait, chacune des composantes aurait pu avoir un droit référendaire.»
Union Montréal
D’après Marie Cinq-Mars, il est temps de passer à l’action. «On ne peut pas laisser un trou de beigne comme cela dans la Ville de Montréal non exploité avec des nuisances. Les gens se plaignent depuis des dizaines d’années du bruit de l’entrechoquement des wagons. Il faut développer et être positif», exprime-t-elle.
La candidate assure que le rapport du comité de concertation sera rendu public. «Les conclusions vont être présentées devant la population pour une consultation. Quelle sera la forme de cette consultation, je ne le sais pas, mais je défendrai bec et ongles les intérêts des citoyens d’Outremont pour qu’il y ait le moins de répercussions négatives et qu’il y ait des répercussions positives.» L’avenue Van Horne pourrait ainsi bénéficier des retombées du projet. «On essaie de la revitaliser depuis des années et il y aura des répercussions très positives sur le développement des rues avoisinantes.»

Dans son optique, le projet doit favoriser le transport en commun et l’implantation d’un tramway sur l’avenue du Parc conformément au plan de transport de la Ville. Le projet implique aussi l’aménagement d’espaces verts, de pistes cyclables et pourrait comprendre des résidences étudiantes et des immeubles résidentiels.
Projet Montréal
Lors d’une conférence de presse tenue le 27 novembre, M. Marsan a présenté sa réflexion en huit points sur l’avenir du site de la gare de triage.
Pour Jean-Claude Marsan, architecte et urbaniste qui a notamment été doyen de la faculté d’aménagement de l’UdeM pendant huit ans, le projet présenté «est une ébauche, pas un fait accompli». L’aménagement devrait favoriser le développement résidentiel, la création d’espaces verts et la construction de pavillons universitaires répondant aux besoins réels de l’UdeM.

Il propose notamment de privilégier d’abord le développement de son site actuel. Pour ce faire, l’ancien couvent des sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie (1420, Mont-Royal Ouest) qui avait été acheté par l’UdeM en 2003 au coût de 15 millions$ pourrait loger des activités académiques plutôt que d’être revendu.

Selon le candidat, le territoire d’étude doit être élargi et le projet traité comme un «défi outremontais et montréalais». Il s’agit aussi de désenclaver le site, de le libérer des voies ferrées, de favoriser l’accessibilité aux piétons, aux vélos et aux transports collectifs. L’offre de stationnement devrait être limitée au minimum et il faudrait envisager un développement mixte et équilibré du site.

(Photo: Éric Carrière)

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