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Michel Prescott: 25 ans de vie municipale

Alain Perron par Alain Perron
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Article mis en ligne le 24 novembre 2007 à 11:30
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Michel Prescott: 25 ans de vie municipale
Les 25 ans de vie politique municipale de Michel Prescott furent soulignés lors du congrès du parti Union Montréal. (Photo: Jacques Pharand)
Michel Prescott: 25 ans de vie municipale
Le conseiller municipal du district Jeanne-Mance, Michel Prescott, célèbre cette année ses 25 ans de service municipal en tant qu’élu.
Si les résidants du Plateau-Mont-Royal — et ailleurs à Montréal maintenant — profitent de vignettes de stationnement, c’est grâce à Michel Prescott. D’ailleurs, la première zone qui porte le numéro «01» est située dans le district Jeanne-Mance.

M. Prescott a toujours représenté le district Jeanne-Mance pour lequel il voue un véritable sentiment d’appartenance. Il y habite depuis plusieurs années.

Rencontré dans un restaurant du boulevard Saint-Laurent, alors qu’une pelle mécanique s’acharnait à enlever un bout de rue, Michel Prescott avoue que ces travaux ont paru longs. «Il a fallu tout refaire, même les infrastructures souterraines. Ce fut tout un chantier. Malgré quelques réticences, les résidants s’en sont tout de même bien accommodés », admettant n’avoir pratiquement pas reçu d’appels de mécontentements.

«La politique permet d’intervenir sur des dossiers qui ont un impact sur la vie des gens. Pour l’Ex-Centris, ici à côté, si, avec les citoyens, je n’avais pas refusé un ancien projet, on aurait peut-être à la place un complexe de 15 étages», raconte-t-il.

Avocat de formation, il a occupé le poste de directeur Afrique de Jeunesse Canada Monde, puis a œuvré à la Ligue des Droits de l’Homme (devenue la Ligue des Droits et Libertés). Il fut aussi directeur administratif du Théâtre populaire du Québec.
Contre Drapeau
«Au début des années 80, Montréal métropole du Québec contre toute attente traînait de la patte. Jean Drapeau a certes fait de bonnes choses, mais après 20 ans au pouvoir son administration était devenue à tous égards obsolète, passéiste, nombriliste, coûteuse et antidémocratique», raconte Michel Prescott pour expliquer son choix de faire le saut en politique active. À l’élection de 1982, il fut élu parmi le premier groupe de 15 conseillers municipaux du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM).
À son premier mandat, il convainc l’administration Drapeau-Lamarre d’éclairer les ruelles. Sans éclairage, les ruelles présentaient un problème de sécurité publique. Michel Prescott mène bataille contre la décision du maire de l’époque de démolir l’école Devonshire située sur la rue Clark, près de Bagg, pour un projet immobilier. Aujourd’hui, une coopérative d’habitation occupe le terrain.

L'administration Drapeau veut également empêcher la glissade l’hiver sur les flancs du mont Royal. Michel Prescott s’y oppose faisant valoir que la glisse s’y pratique… depuis les Amérindiens.

En 1986, le RCM prend le pouvoir avec Jean Doré à sa tête. Les frontières du district de Jeanne-Mance sont modifiées en vue des élections de 1990. Un affrontement assez costaud a lieu. John Gardiner membre du comité exécutif de la ville de Montréal, un proche de Jean Doré, et Michel Prescott se disputent le droit d'être candidat RCM dans le nouveau district Jeanne-Mance. Michel Prescott gagnera.

En 1992, insatisfait de l'administration Doré, il démissionne pour siéger à titre d’indépendant. Il reviendra au RCM cinq ans plus tard, en 1997, non sans avoir été élu entre-temps comme indépendant dans son district aux élections de 1994.

Entre 1990 et 1994, le conseiller de Jeanne-Mance gagne la bataille afin de contingenter le nombre de bars et d’en limiter la capacité sur le boulevard Saint-Laurent.
Période burlesque
La campagne électorale de 1998 marque le retour des guerres de clans au sein du RCM; une période qualifiée de burlesque par Michel Prescott. L'ancien maire RCM, Jean Doré, boude son ancien parti et se lance dans la course à la mairie à la tête d'un nouveau parti. Le RCM nomme Thérèse Daviau, à la tête de la formation, mais elle fait faux-bond, un mois à peine après sa nomination. Alors chef du RCM, Michel Prescott fait élire 4 conseillers avec un maigre budget de 60 000 $, et devient l’opposition officielle contre Pierre Bourque. Il obtient tout de même 15 % des suffrages pour la mairie. Jean Doré n’en récolte que 10 %.
Enfin, il se lie à la formation de l’Union des citoyens et citoyennes de l‘île de Montréal du maire Gérald Tremblay, à l’élection de 2001.

De 2001 à 2005, il a siégé à titre de vice-président du comité exécutif, responsable du dossier des sports et des loisirs. Il est membre du comité exécutif de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et du conseil d’administration de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

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