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Annie Groovie, auteure et créatrice de «Léon»

Article mis en ligne le 7 novembre 2007 à 16:01
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Annie Groovie, auteure et créatrice de «Léon»
Annie Groovie. (Photo : Éric Carrière)
Annie Groovie, auteure et créatrice de «Léon»
Du haut de ses 37 ans, Annie Groovie garde un cœur d’enfant. Après avoir bourlingué un peu partout avec le Cirque du monde et à la suite d’une carrière comme conceptrice publicitaire, la résidante du Plateau-Mont-Royal vit une toute nouvelle passion: la création de livres pour enfants. Son Léon sorti chez la chouette Courte Échelle en 2003, en est déjà à sa troisième collection.

Sous diverses formes, Annie Groovie dessine et invente les aventures de son sympathique cyclope –«parce qu’il a une vision unique des choses»--, le tout agrémenté des jeux, de fausses publicités, et d’information variée. «Quand j’étais petite, j’aimais lire et je trouvais qu’on ne me parlait pas assez des métiers, souligne la principale intéressée, rencontrée autour d’un café. C’est pour ça que j’ai ajouté une section sur les emplois dans mes livres.»

À vocation ludo-éducative, les aventures de Léon n’en sont pas moins populaires chez les enfants, qui ne se formalisent pas du tout de ce mélange des genres. Au contraire, ils en raffolent. «La réaction est bonne quand je vais voir les jeunes dans les écoles. Je pense que ça plaît autant aux filles qu’aux garçons. Ils ne saisissent pas toujours la blague de la même manière que moi, mais ils trouvent ça très drôle quand même», rigole Annie Groovie.

L’auteure et illustratrice—«je ne sais jamais comment me définir, j’ai vraiment un syndrome de l’imposteur!»-- aime d’ailleurs beaucoup rencontrer ses jeunes lecteurs. «Surtout parce que c’est un travail très solitaire», ajoute celle qui a la chance d’en vivre depuis un an.

Le personnage de Léon à la fois «gaffeur, non, super intelligent», a 9 ans mais peut se comporter en adulte en conduisant une voiture. Il peut aussi…se démembrer. Quand il a des fourmis dans les jambes, il peut enlever ses pattes pour les secouer. «C’est vraiment un amalgame de plusieurs personnes ou anecdotes qui arrivent autour de moi», signifie Annie Groovie, qui a vu cette année son sympathique cyclope prendre vie sur le petit écran. «Nous avons fait des capsules d’une minute pour Radio-Canada et CBC. Et ça été vendu dans 13 pays.» Les enfants peuvent donc voir ce cher Léon avec ses amis Lola l’acrobate et le Chat, une minute tous les weekends à <@Ri>Pseudo Radio@$>. Aussi, Annie Groovie lance une série pour les 2-4 ans, une jolie collection cartonnée nommée Jouons avec Léon avec quatre titres, soit les animaux, les sports, les métiers et les émotions. La sortie est prévue le 12 novembre. Toute la famille pourra aussi rendre visite à la sympathique créatrice de Léon, qui sera au Salon du livre de Montréal, du 14 au 19 novembre à la place Bonaventure (800, rue De La Gauchetière Ouest). Et pour couronner ce tourbillon de succès, son livre, Léon et les expressions, est finaliste au Prix Cécile-Gagnon qui récompense un auteur pour une première œuvre!
Le carnet de mes adresses….
Pour manger:Byblos (1499, avenue Laurier Est ). Il y a tout le temps quelque chose de bon sur le menu du jour, du bon thé et il y a une atmosphère relax. Il y a aussi le restaurant El Zazium (1276, avenue Laurier Est), l’ambiance est bonne, c’est comme un party.

Pour flâner: J’aime me promener sur la rue Saint-Denis. Il y a des boutiques agréables, et des endroits comme le <@Ri>Céramic Café <@Ri> (4338, rue Saint-Denis) où je vais fabriquer des cadeaux.

Pour sortir: Je ne sors plus beaucoup dans les bars et les affaires branchées m’énervent. Mais j’aime aller à <@Ri>L’Assomoir<@$> (112, avenue Bernard Ouest) et aller danser à La Tulipe (4530, avenue Papineau) les samedis pour les soirées années ‘80.

À découvrir: La boutique Moly Kulte (4523, rue Saint-Denis). Ce sont tous des vêtements faits avec des vêtements recyclés. On peut aussi apporter ses vêtements et ils les modifient. J’aime aussi beaucoup aller chez Farfelu (843, avenue du Mont-Royal Est).

À fuir: Tous les bars trop branchés. Ce sont peut-être des préjugés, mais je n’aime pas ces endroits trop à la mode.



(Propos recueillis par Geneviève Allard)

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