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Un an de garantie pour la réfection d’égouts et d’aqueducs

La Ville de Montréal ne peut garantir plus longtemps les travaux effectués

Philippe Beauchemin par Philippe Beauchemin
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Article mis en ligne le 10 septembre 2007 à 14:30
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Un an de garantie pour la réfection d’égouts et d’aqueducs
On dénombre 79 projets ou tronçons de rue qui font l’objet de travaux de réfection sur le territoire montréalais. (Photo: Éric Carrière)
Un an de garantie pour la réfection d’égouts et d’aqueducs
La Ville de Montréal ne peut garantir plus longtemps les travaux effectués
Alors que les infrastructures montréalaises n’ont jamais tant fait jaser, la Ville de Montréal indique qu’elle ne peut obtenir plus d’un an de garantie sur les travaux de réfection des égouts et des aqueducs effectués sur son territoire par des entrepreneurs privés.
« Pour les travaux d’égouts et d’aqueducs, c’est un an de garantie. Pour la réfection routière, soit de l’asphaltage ou des trottoirs, c’est deux ans », explique Sylvie Laflamme, chargée de communication dans le dossier de la mise en valeur de la réalisation des travaux à la Ville de Montréal.

Il arrive donc que l’administration municipale paye deux fois sur une période de deux ans pour des travaux mal effectués. « Oui, c’est vrai, on repaye les gens pour refaire les travaux, admet Mme Laflamme. Mais ça n’arrive tellement pas souvent… »

Après avoir investi 89 millions de dollars l’an dernier et 107 M$ cette année dans un vaste programme de réfection routière, certains citoyens se questionnent: pourquoi la Ville ne demande pas une garantie plus longue de la part de ceux qui font les travaux?

« Il faut comprendre que nous avons des ingénieurs qui surveillent les chantiers, précise le responsable des infrastructures et de la voirie au comité exécutif à la Ville de Montréal, Sammy Forcillo. Et de toute façon, pensez-vous que les entrepreneurs que nous engageons veulent avoir une mauvaise note à leur dossier ? Je ne pense pas. »

« Ce sont les normes, ajoute Mme Laflamme. Ça toujours été comme ça et rien n’indique que ça va changer. »

Cette situation est similaire pour d’autres villes que nous avons consultées, telle que Longueuil, Laval et Repentigny.
Investissements additionnels en attente
Cette année, on dénombre 79 projets ou tronçons de rue qui font l’objet de travaux et une vingtaine d’autres projets pourraient s’ajouter à ce nombre au cours des prochaines semaines.
« Nous n’avons plus le choix. D’après nos ingénieurs, nous avons plus de 14 % de notre réseau artériel qui est en mauvais état. Les normes municipales stipulent qu’à 4 % on se doit de faire de l’entretien annuel. On investit donc, en moyenne, plus de 125 millions de dollars par année pour améliorer le plus rapidement possible notre réseau. Moi, je suis à l’hôtel de ville depuis 1978 et je peux vous dire que l’administration Tremblay-Zampino est, sans l’ombre d’un doute, celle qui a le plus investi dans la réfection des infrastructures. On a maintenant besoin d’un coup de main des autres gouvernements», fait valoir M. Forcillo.

La Ville de Montréal mise beaucoup sur les montants qui doivent provenir des gouvernements fédéral et provincial. « On est en attente de l’argent de Québec et d’Ottawa, annonce M. Forcillo. On espère qu’ils vont réaliser leurs engagements. Dieu sait à quel point on a besoin de cet argent ici. On pourrait accélérer nos travaux si les deux autres paliers de gouvernement nous donnaient rapidement un coup de main. »

Selon les chiffres fournis par la Ville, 60 % des infrastructures ont entre 50 et 100 ans.
Le réseau d'aqueduc montréalais

-680 km de conduites primaires

-4560 km de conduites secondaires

-41 900 vannes

-29 200 bornes-fontaines

-14 réservoirs

-9 postes de surpression
le réseau artériel montréalais

-1000 km

-60% du réseau construit il y a plus de 50 ans

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