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Montréal vue par Michel Brûlé

Article mis en ligne le 11 août 2007 à 8:00
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Montréal vue par Michel Brûlé
Michel Brule.(Photo: Jacques Pharand)
Montréal vue par Michel Brûlé
Michel Brûlé a fondé la maison d'édition Les Intouchables. Ses débuts modestes et originaux — en vendant lui-même ses livres dans les bars, en 1993— lui valent aujourd'hui d'être à la tête d'une maison d'édition reconnue.

Les Intouchables connaissent leur premier succès de librairie avec Le Québec me tue d’Helene Jutras qui a suscité une énorme polémique en publiant une lettre aux lecteurs dans Le Devoir.

Puis, le Conseil des arts du Canada refuse de verser des subventions à la jeune maison d'édition. Michel Brûlé interprète ce choix comme un refus de faire entrer de nouveaux joueurs dans le giron des éditeurs. Cette nouvelle soulève un vent de sympathie.

Ne pouvant compter sur sa juste part de subventions, il doit trouver, des projets de livres rentables. Traduit en 30 langues, Le petit prince retrouvé de Jean-Pierre Davidts remporte, en 1997, un succès phénoménal. L’année suivante, le premier tome de la trilogie de l’Inspecteur Specteur franchit le cap des 20 000 exemplaires vendus. En 2000, les Chrétienneries atteignent 30 000 exemplaires vendus. En 2001, la publication du Livre noir du Canada anglais est suivie du congédiement de son auteur, Normand Lester, par Radio-Canada. Cette histoire fait couler beaucoup d’encre et l’essai atteint des chiffres de vente époustouflants de 60 000 exemplaires.

En mars 2003, Les Intouchables se lancent dans la littérature jeunesse avec la série Amos Daragon qui s’est vendu à ce jour à plus d’un million d’exemplaires au Québec. Les Intouchables devient la maison d’édition numéro un dans la littérature jeunesse. Par ailleurs, la maison demeure incontournable dans le domaine des essais polémiques et indépendantistes.

En 2005, Michel Brûlé fait l’acquisition de Lanctôt éditeur.
Carnte d'adresses
Pour manger: La montée de lait, situé au 371, rue Villeneuve est, est mon premier choix. La cuisine y est absolument divine, mais il faut réserver, c'est toujours plein. Presque ex æquo : Le bistro Justine, 4215, rue Saint-Denis. Les plats sont succulents et le service est impeccable et en prime, il y a une belle terrasse.

Pour flâner : Rawdon est un endroit magnifique où se trouvent des chutes qu'on ne se lasse pas d'admirer.

Pour sortir : pour les nostalgiques des bonnes années, où les Québécois savaient triper, prenez des cours de russe et allez vous éclater en Russie. Sauf à Moscou, un endroit devenu infect.

Le meilleur endroit pour lire: partout. La lecture, c'est le passeport de l'intelligence et de la connaissance.

À découvrir : trop de gens ne connaissent que le «pain kleenex», style Weston. Le pain russe est fabuleux. Il faut découvrir La Pâtisserie Vova, au 5225, avenue du Parc. Laissez-vous séduire aussi par les raviolis russes qu'on appelle pelménis.

À fuir: les tatouages et les piercings.

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