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Orientation Praxis vient en aide aux joueurs excessifs

Alain Perron par Alain Perron
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Article mis en ligne le 1 juillet 2007 à 7:00
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Orientation Praxis vient en aide aux joueurs excessifs
Manon Cyr, criminologue et directrice générale d'Orientation Praxis. (Photo: Jacques Pharand)
Orientation Praxis vient en aide aux joueurs excessifs
Orientation Praxis vient en aide aux joueurs excessifs et à leur famille. Les services sont gratuits, confidentiels et professionnels. Nouvellement installé sur le Plateau-Mont-Royal, l'organisme s'occupe à mettre en place des groupes soutien.
Un enfant qui se présente à l'école sans lunch, car le parent a tout perdu. Une femme dépendante économiquement de son conjoint se trouve démunie devant le manque d'argent. Les exemples cités par Manon Cyr, directrice générale d'Orientation Praxis, sont nombreux.

«Les proches d'un joueur ont souvent enduré longtemps et ont payé cher, dans tous les sens du mot. Il suffit parfois d'un élément significatif pour déclencher une prise de conscience. Le chat sort alors du sac. Malgré ce constat, le joueur a eu le temps de faire beaucoup de dégât autour de lui», illustre Manon Cyr.

«Le nombre de joueurs excessifs atteint 2% au Québec. Et ce nombre est plus élevé à Montréal», explique Mme Cyr.

Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas les gens sur l'aide sociale qui constituent les principales victimes du jeu. La majorité de la clientèle des joueurs excessifs se trouve dans la classe moyenne. Les statistiques démontrent également que 80% des joueurs travaillent et possèdent un revenu stable. La proportion se situe à 52% d'hommes et 48% de femmes.

En 2006, Praxis a rejoint 275 joueurs et 90 proches. La moitié des gens sont référés par les lignes d'aide téléphonique. Les références se font également par des organismes, par les psychologues rattachés aux hôpitaux et par le bouche à oreille.
Briser la dépendance au jeu peut sembler facile pour certains, mais pour d'autres, il peut s'agir d'une mission impossible.
En utilisant le programme thérapeutique d'Orientation Praxis, le participant bénéficie d'un accompagnement structuré et rigoureux.

«Il n'y a pas de structure préétablie dans les groupes de soutien. Les groupes s'animent par les participants eux-mêmes», explique Mme Cyr.

Les autres organismes, comme Gambler Anonyme ou la Maison Jean Lapointe, basent leur intervention sur un cheminement en 12 étapes. Orientation Praxis propose plutôt des ateliers de rencontre personnelle.

Le programme pour les joueurs se résume à des rencontres individualisées sur une base hebdomadaire, pour une période d'environ trois mois. Suit, une évaluation détaillée de la situation problématique et de la dynamique personnelle du joueur.

Il faut connaître l'étape où se situe le participant dans le cycle du jeu. Le programme de traitement est préparé en fonction de la réalité du joueur. Le plan d'intervention prévient les risques de rechute.

Le même genre d'approche s'adresse aux proches du joueur, avec une évaluation de la situation problématique et la compréhension de la dynamique. Les proches reçoivent à la fois les outils nécessaires afin d'identifier leurs besoins et pour mieux gérer les émotions. Dans ce cas, le plan d'intervention aborde différentes thématiques comme la honte, la culpabilité, le contrôle, le pouvoir, les illusions, la codépendance, la dépendance affective, l'argent, etc.

Manon Cyr, criminologue et directrice générale d'Orientation Praxis est assistée de Louise Galarneau, intervenante et Colette LeBoeuf, travailleuses sociale.

Les programmes d'aide pour les joueurs ainsi que les proches sont gratuits. L'ensemble des informations recueillies demeure confidentiel. Les services sont subventionnés par l'Agence de développement des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal.
Pour renseignements: 514 723-2585. Le bureau est situé au 1030, rue Cherrrier, bureau 403.

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