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Du gazon sur les toits

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 14 juin 2007 à 10:00
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Du gazon sur les toits
L'été est une saison très occupée pour Xavier Laplace qui, à 26 ans, compte déjà la réalisation de plusieurs toits verts à son actif. (Photo: Éric Carrière)
Du gazon sur les toits
Les toits verts ont la cote auprès des entreprises et des institutions. En plus d'agir comme climatiseurs naturels, ils offrent une alternative intéressante pour la filtration des eaux de pluie. Un filon que Xavier Laplace, jeune diplômé de l'École de technologie supérieure, a décidé d'exploiter. Et son carnet de commandes est bien rempli.
Étudiant en génie mécanique à l'ÉTS, Xavier Laplace a choisi les toits verts comme projet de fin d'études. Il participe alors en tant que bénévole à la réalisation d'un premier projet-pilote avec le Centre d'écologie urbaine. Pour faire le lien avec son domaine d'études, il décide de se pencher sur l'efficacité énergétique de ces toits écologiques. Une recherche qui lui vaut de remporter un premier prix de l'Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie (AQME). Gaz Métro, très intéressée par le potentiel énergétique des toits verts, le contacte pour lui acheter son étude.

«Par une journée où il fait 26 °C, la température sur un toit traditionnel peut atteindre 70 °C, tandis que sur un toit vert, on mesure 25 °C sous la végétation. C'est donc plus frais que la température ambiante extérieure. Le toit vert agit comme une climatisation naturelle», indique Xavier Laplace.

Face à l'intérêt suscité par ses recherches, le jeune homme décide de créer son entreprise. Les Toits vertige, située sur l'avenue du Parc, fêtera son premier anniversaire le mois prochain. Au début, les demandes de soumissions émanant de propriétaires du Plateau affluent. Face à la facture, plusieurs déchantent. «Sur les bâtiments existants, il faut souvent modifier la structure pour permettre de recevoir la surcharge de poids», explique l'entrepreneur. Le coût peut alors être cinq plus élevé que pour un bâtiment conçu dès le départ pour recevoir un toit vert.

C'est dans le marché institutionnel que la jeune entreprise a trouvé son débouché. Déjà, Xavier Laplace compte plusieurs réalisations pour des entreprises : une terrasse avec piscine pour l'agence de publicité Bos, des toits verts écologiques pour le fabricant de gâteaux Kilo et pour une clinique vétérinaire.

Cet été, son carnet de commandes est bien garni avec huit projets signés. Parmi ses clients, le centre de distribution de Sobeys à Trois-Rivières, le centre de formation horticole de Laval et la Caisse Desjardins Richelieu-Saint-Mathias. La Société des alcools du Québec lui a également commandé un test pour expérimenter un toit vert sur son centre de distribution de l'est de Montréal. «Pour un bâtiment industriel de grande surface, un toit vert peut contribuer avantageusement à la rétention d'eau, car il absorbe de 50 % à 70 % des eaux de pluie. Il peut donc permettre de réduire la facture reliée à la construction d'un bassin.»

La période estivale est la plus occupée pour Xavier Laplace. Alors que tout le monde songe à partir en vacances, il profite de la température favorable pour réaliser ses projets. L'hiver est consacré à la réalisation des plans.

(Photo: Éric Carrière)

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