Isabelle Courteau.
(Photo: Jacques Pharand)
Isabelle Courteau
Isabelle Courteau est la fondatrice de la Maison de la poésie. Cette semaine, jusqu'au 3 juin, le Marché de la poésie a accueilli 70 maisons d'édition et 80 poètes de la francophonie internationale sur la place Gérald-Godin.
Isabelle Courteau est titulaire d’une maîtrise en études françaises de l’Université de Montréal. À l’Hexagone, elle a publié L’inaliénable (1998) puis Mouvances (2001). Dans la collection «Pli» que dirige à Paris Daniel Leuwers, elle a signé, en collaboration avec François Vincent, un livre d’artiste intitulé Silences. Elle dirige la Maison de la poésie de Montréal depuis 2000.
L'idée de fonder une Maison de la poésie lui est venue au moment de la création de la place des poètes sur la place Gérald-Godin. «À part nommer des lieux de poètes qui ont vécu dans le quartier, comme Gaston Miron, Gilbert Langevin ou Gérald Godin, il fallait aussi animer les lieux par la poésie. C'est ainsi que le Marché de la poésie et la Maison de la poésie sont nés. Le premier Marché de la poésie, en 2000, a été le premier événement à se tenir sur la place Gérald-Godin», rappelle-t-elle.
Ce week-end
Samedi et dimanche le Marché de la poésie ouvre à 11h30. Parmi les activités notons: samedi à 19h, performance du Quatuor marâtre, polyphonie poétique à 4 voix, sur la scène du chapiteau de la place Gérald-Godin (métro Mont-Royal) À 21h, cabaret poétique Rodrigol chez Boa Taverne Moderne, 5301, boulevard Saint-Laurent. Dimanche, à 14h30, entretien avec Madeleine Gagnon, sur la scène du chapiteau. À 16h, clôture du Marché de la poésie.
La programmation complète du 8e Marché de la poésie de Montréal est diffusée sur le site de la Maison de la poésie
www.maisondelapoesie.qc.ca. Pour obtenir plus de renseignements, il suffit de composer le 514 526-6251.
Rue Des Érables
Lorsque je ferme les yeux,
la dernière impression ne me laisse
qu'une rue, un lampadaire
projetant sa lumière
sur les branches d'un érable dénudé,
à peine vibrant
avant le noir
pour retrouver la lune
tracée en soi.
Alors dépouillée de ses oripeaux,
mon regard se porte vers le ciel.
Les bonnes adresses de Isabelle Courteau
Pour manger: Le Continental, j'y retrouve le même décor intemporel depuis que je suis arrivée sur le Plateau il y a 19 ans.
Pour flâner: J'aime marcher pour me ressourcer, trouver l'inspiration, me laisser aller. Je regarde les paysages, je pense à la rue Des Érables qui m'a inspiré un poème, la rue Berri, au nord de la rue Roy.
Pour lire: je lis chez moi, en ce moment «La prison magique», de Charlotte Melançon. Il s'agit d'un essai sur l'œuvre de la poète américaine Emily Dickinson. Elle vivait en Nouvelle-Angleterre à la fin du XIXe siècle.
À découvrir: le parc Somerset sur le boulevard du Mont-Royal et les sentiers différents du parc du mont Royal ouverts hiver comme été.
À fuir: La rue Sainte-Catherine un samedi après-midi.