L’administration Tremblay annonce la croissance de la circulation automobile sur l’île de Montréal – Selon Projet Montréal
Le discours est dans l’air du temps : Kyoto, changements climatiques, qualité de vie urbaine, sécurité et confort pour les piétons, critique de l’automobile, retour annoncé du tramway, promotion du vélo, péages sur les ponts entourant l’île de Montréal, développement des transports collectifs.
«Il s’agit en fait du discours tenu sans relâche depuis 2004 par Projet Montréal. Force est donc de constater que l’administration Tremblay s’approprie nos idées. Nous ne lui en faisons pas le reproche, bien au contraire», relève la formation politique Projet Montréal dans un communiqué émis à la suite du dévoilement du Plan de transport.
«Mais encore, le contenu du Plan de transport n’est pas à la hauteur. En effet, on a oublié le principal, qui est de fixer un objectif de réduction de la croissance des déplacements par automobile».
«En 2001, à Paris, le maire Delanoë s’était engagé à une réduction de 20 %. Le pari fut quasi tenu puisque la réduction constatée est de 18 %. Rien de cela à Montréal. On parle plutôt d’accroître l’achalandage de la Société de transport de Montréal de 8 %, en cinq ans. Un objectif aussi modeste signifie que, d’ici 2012, 3 nouveaux déplacements motorisés sur 4 continueront d’aller à l’automobile. On annonce donc, en prétendant dire le contraire, une augmentation de la circulation automobile dans les rues de Montréal!», poursuit le communiqué.
Selon Projet Montréal, pour véritablement inverser la tendance, il faudrait que le transport collectif connaisse une croissance de 5 % par année, soit 28 % en cinq ans.
«Attention! prévient Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, ce n’est pas un Plan de transport que l’administration Tremblay a présenté, mais uniquement un document de consultation. Le plan proprement dit ne sera pas disponible avant 2008. Entrée en fonction le premier janvier 2002, cette administration aura donc mis six longues années avant de réinventer Montréal… sur papier. Il lui restera moins de deux années, avant l’élection de l’automne 2009, pour la réinventer dans la réalité. Tout un mandat!»