« J’ai eu de nombreuses jobs dans la rénovation. J’ai travaillé dans des “shops“ avant d’être comédien. Je connais des gars qui ressemblent exactement aux personnages de mon film », souligne le comédien-réalisateur Louis Champagne. (Photo: Anders Arben)
Le coup d’œil western de Louis Champagne
« Avec ce film, j’ai l’impression que je mets fin à un cycle »
Son premier film, Les cavaliers de la canette, Louis Champagne le qualifie de « broche à foin sympathique ».
« Quand j’ai commencé dans ce métier, je ne pensais jamais qu’un jour je réaliserais un film. J’avais déjà monté des pièces de théâtre, mais de là à faire un film!
Cependant, avec les nouvelles technologies, moi et des amis, on a commencé à croire que ce serait possible de produire un film qui a du bon sens pour pas cher », souligne le comédien de formation.
Ne manquait donc plus que le sujet du futur long-métrage. Le Festival western de Saint-Tite s’est imposé par lui-même. « La première fois que j’y suis allé, c’est par pur plaisir, se souvient Louis Champagne. C’est surréaliste comme endroit. Je me suis dit qu’il fallait mettre ça sur pellicule. Je voulais réaliser un genre de documentaire sur cet événement unique. Mais rapidement, le documentaire est devenu un docu-réalité scénarisé, avec des dialogues et des personnages. »
Le film Les cavaliers de la canette venait de prendre forme. Coût total du projet: 25 000 $. « La caméra est nerveuse, il y a quelques erreurs de débutant, on utilise un langage rustre, il y a des sacres. C’est un film un peu broche à foin, admet le comédien-réalisateur. Mais en même temps, c’est sympathique. Ça parle de l’univers des hommes et des sentiments qu’on n’arrive pas à se dire entre nous. On y traite de notre peur de l’engagement, de la fin des amitiés entre gars. On regarde ça et on reconnaît un mononcle, un collègue de travail, un père. Pis on se reconnaît un peu, aussi. Dans le fond, c’est une histoire de gars. »
Podz réalisera un projet de Louis Champagne
Alcool, sentiments non dits, des gars qui n’arrivent pas à exprimer leurs émotions; non, il ne s’agit pas d’un épisode de Minuit le soir, dans lequel Louis Champagne tenait un rôle majeur.
« C’est vrai que j’ai participé à quelques projets dans les dernières années où l’on parlait d’histoires de gars. Avec Les cavaliers de la canette, j’ai l’impression de terminer un cycle. On verra bien ce que je ferai par la suite. »
Il semble cependant que Louis Champagne devra attendre un peu avant de « terminer son cycle », puisqu’il travaille actuellement a l’adaptation de sa pièce L’Homme des tavernes, qui aborde également la condition masculine. C’est à Podz que Louis Champagne a confié la réalisation.
Mais lui, justement, passer derrière la caméra, devenir réalisateur à temps plein, cela l’intéresse-t-il? « Non, non! J’ai des amis qui sont bien meilleurs que moi là-dedans, je laisse ça à ceux qui ont plus de talent. Et j’aime bien mon métier de comédien. Par contre, me compromettre de nouveau dans un petit projet comme Les cavaliers de la canette, ça, je ne dirais pas non. »
Les cavaliers de la canette
-« Louis et Lorenzo, compagnons de beuverie de longue date, se préparent à faire leur virée annuelle au Festival western de Saint-Tite. Pour l’occasion, ils louent un vieil autobus, font généreuse provision d’alcools forts et de bière en canettes et achètent une caméra vidéo pour documenter leur équipée. Toutes ces attentions sont justifiées par le fait qu'en plus des spectacles de musique country et de rodéo, cette escapade d’un week-end a pour but d’enterrer la vie de garçon de leur ami Louis-David. Or, le futur marié n’a déjà plus le coeur à la débauche et le fait sentir à ses copains. Leur amitié survivra-t-elle à cette épreuve? »
-Le film, qui sortira en DVD cet automne, sera présenté à Télé-Québec dans quelques mois. De plus, Les cavaliers de la canette connaitra une carrière au-delà des limites du Québec, puisque que quelques festivals internationaux de films sont intéressés à le présenter.
Le carnet de Louis Champagne
Ses bonnes adresses
Pour manger:
Le Roi du Plateau (un grand classique), coin Clark et Rachel.
Le Pullman (si vous venez de recevoir un beau chèque ; c’est délicieux, mais pas donné !), avenue du Parc, juste au nord de Sherbrooke.
Le Bungalow (un mini resto chaleureux avec cuisine à vue), rue St-Hubert, juste au sud de Rachel (le nom du resto n’est pas affiché ; seul le mot « restaurant » paraît).
Pour flâner:
La rue Prince-Arthur (en gougounes, bien sûr !) avec ma blonde pour apprécier de près le devorus crevetus venu de sa banlieue !
Pour sortir:
Au complexe Ex-Centris et au trop discret Cinéma Du Parc.
Pour lire:
Mon lit king-size (celle qui a à connaître l’adresse la connaît!)…
À découvrir:
Le Bar Salon Midway, boulevard St-Laurent, devant le Cléopâtre (dites bonjour à Claude, le pianiste, de ma part, et envoyez-lui un cognac !).
À fuir:
Le Bar Salon Midway (certains premiers du mois…) et la plupart des bars branchés du boulevard St-Laurent.