Daniel Turp appuie Pauline Marois
Après une semaine houleuse
Il s’en est écrit et il s’en est dit des choses depuis deux semaines autour du Parti québécois. Le député Daniel Turp, qui a évoqué la possibilité de démissionner et de siéger comme indépendant, se rallie aujourd’hui à Pauline Marois et demeure au sein du PQ.
Le député de Mercier qualifie ce qui s’est vécu au sein du Parti québécois de «transition rapide et positive».
En plus de vivre de l’intérieur de son parti les remous au sujet du leadership du chef André Boisclair, M. Turp a été personnellement pris à partie. M. Boisclair a opposé une fin de non-recevoir au projet de Constitution du Québec, tel que proposé par Daniel Turp.
Après cet épisode houleux, ce dernier se demandait comment retrouver une motivation à son implication politique au sein du PQ. L’arrivée de Pauline Marois lui a apporté une réponse claire, celle de «maintenir son engagement et son implication au PQ». Il reconnaît «un contraste incroyable entre lundi dernier et aujourd’hui».
«J’ai rapidement décidé d’appuyer Pauline Marois. Elle propose pour le PQ et pour le Québec, une orientation tout à fait conforme à ce que je veux. Lorsqu’elle parle de projet de pays, cela raisonne comme une musique à mes oreilles», confie-t-il.
Selon Daniel Turp, le PQ s’engage, comme il devait le faire en 2005, «dans la définition d’un projet de pays, dans ce qu’on va faire dans ce pays en matière de culture, d’éducation, de territoire, de politique de relations internationales, etc. Le PQ va présenter un projet qui va amener les Québécois à vouloir un pays».
Lors de la course à la chefferie, en 2005, Daniel Turp avait accordé son appui à André Boisclair. «J’avais espoir qu’il puisse mieux réussir à mettre en œuvre notre programme de pays, mais il a choisi une autre voie. Il faut aller jusqu’au bout de la logique de préparer un pays avant d’imposer un agenda référendaire», maintient-il.
Sortir, écouter, agir
Une fois la poussière retombée, M. Turp avoue apprécier la formule lancée par le nouveau député Pierre Curzi «sortir, écouter et agir». Cet esprit anime l’exécutif du PQ de la circonscription de Mercier qui a décidé, en début de semaine, d’adopter cette maxime. «Nous allons sortir, rencontrer les gens, organiser des assemblées de cuisine, des cafés politiques. Mercier va formuler des propositions, simplifier le programme, contribuer à la définition de pays et le projet de social-démocratie».
Ce qui s’en vient au PQ répondra aux aspiration des progressistes, comme il s’en trouve dans le comté de Mercier, croit M. Turp. «Le PQ fera le plein de voies lors de la prochaine élection. Je compte bien y être».