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Le premier dojo d'aïkido au pays fut fondé sur le Plateau

Alain Perron par Alain Perron
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Article mis en ligne le 4 mai 2007 à 15:03
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Le premier dojo d'aïkido au pays fut fondé sur le Plateau
Massimo di Villadorata fondateur du centre Aïkikai de Montréal. (Photo: Jacques Pharand)
Le premier dojo d'aïkido au pays fut fondé sur le Plateau
La première école d'aïkido au pays fut fondée sur le Plateau-Mont-Royal. Il y a 40 ans, Massimo di Villadorata débarquait d'Italie et installait son école d'art martial à l'angle Saint-Denis et Mont-Royal. Depuis, des centaines d'aïkidokas sont passés sur le tatami du centre Aïkikai de Montréal.
D'origine italienne, Massimo di Villadorata adopte un ton calme, détaché à la Paolo Conte. On le verrait davantage derrière une machine à café espresso que sur un tatami d'aïkido. Et pourtant. Il est reconnu comme le maître – senseï – incontesté de l'aïkido.

Il découvre l'art de l'aïkido alors qu'il pratique le judo en Italie. «Un Japonais, maître de l'aïkido, était venu faire une démonstration lors d'un cours. Le professeur de judo m'a choisi – je ne sais pas pourquoi moi (rire) –, pour simuler une attaque vers notre visiteur japonais. Je n'ai pas eu le temps de réaliser, qu'il me tournait dans toutes les directions et en aucun moment je ne me suis senti en danger. Il devinait les gestes que j'allais poser. Il m'a peut-être forcé à exécuter des mouvements que je n'avais jamais faits dans ma vie. C'était fascinant», relate-t-il.

Plus tard, il eut le privilège d'être l'assistant des maîtres Tada et Kawamukai, eux-mêmes envoyés par le grand maître Ô senseï, Morihei Ueshiba, du Japon.

«Lorsque j'ai découvert l'aïkido, il y a 45 ans, je me suis dit; c'est ce que je veux faire», avoue M. di Villadorata. Il compare l'aïkido à la musique: «il existe des notes, mais l'interprétation dépend du musicien».

L'aïkido est un art martial non compétitif et non violent, robuste tout de même. Dans l'art de l'aïkido, on ne combat pas la force par la force. Le mouvement de l'aïkidoka est synchronisé avec le mouvement de l'attaquant et l'énergie est réorientée vers sa source. L'attaquant est ainsi confronté à sa propre agression. «Quelqu'un nous attaque, on essaie de s'en faire un ami. Non pas en parlant, mais avec des mouvements», explique-t-il.

Au commencement, ils n'étaient que trois ou quatre à pratiquer l'aïkido dans toute l'Italie. Aujourd'hui, il y a plus de gens qui pratiquent l'aïkido en Italie qu'au Japon!
Entre l'Orient et l'Occident
Quand Massimo di Villadorata s'installe au Québec, il loue, en 1967, un espace pour enseigner l'aïkido. Son premier dojo était installé à l'angle Saint-Denis et Mont-Royal. Il y est demeuré pendant 25 ans.
Il y a 15 ans, il a acheté un édifice, adjacent à l'École nationale de ballet, sur la rue Rivard, angle Gilford. Son école regroupe environ 150 membres. L'aïkido rejoint entre 400 et 500 personnes à Montréal.

Massimo di Villadorata a enseigné l'aïkido aux élèves de l'École nationale de théâtre, pas très loin du dojo, pour effecteur des cascades et des mises en scène. Il a enseigné des techniques de combat pendant huit ans. Cela lui a laissé assez de temps pour compléter une maîtrise en éducation, puis un bac en psychologie en comportement, le béhaviorisme. N'ayant pu dénicher de directeur pour sa thèse de maîtrise, il s'oriente vers des cours d'acupuncture.

Son professeur lui accorde alors du travail à temps partiel. Il tente à plusieurs occasions de se rendre en Chine pour parfaire sa formation en acupuncture, sans succès. Puis, un jour, une réponse favorable lui parvient, d'une école d'acupuncture à Beijing: «on vous attend dans 15 jours». Heureusement, la date de départ concordait avec la fin de l'année scolaire, lui laissant le temps de s'organiser.

Il est demeuré quatre mois en Chine. «À mon retour, j'en savais plus que le professeur».

Depuis, il a ouvert son bureau d'acupuncture sur le boulevard Saint-Joseph. Partageant sa vie entre la Chine et le Plateau, il excelle dans l’art de concilier l’orient et l’occident. Véritable karma, chaque geste posé par Massimo di Villadorata le rapproche de l'Orient. «Un genre de spirale», admet-il en riant. D'ailleurs, son épouse est chinoise.

Véritable ambassadeur de l'aïkido, il offre des démonstrations au centre Immaculée-Conception, en plus de convier les amateurs d'arts martiaux à des démonstrations en plein air.
Aikikai de Montréal, 4804 rue Rivard

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