« C’est une inspiration personnelle. À ma dernière année au collège, j’ai fait du bénévolat dans un camp pour personnes ayant un handicap visuel. Ça m’a fait quelque chose de voir comment ces gens pouvaient être bien malgré leur handicap. J’ai beaucoup appris avec eux. C’est alors qu’à l’université, j’ai eu l’idée de faire quelque pour les jeunes dans cette situation », explique le résident du Plateau.
En fait, le programme s’adresse aux jeunes âgés de 3 à 15 ans, ayant une déficience intellectuelle ou autres handicaps. « J’ai remarqué que ces jeunes sont attirés par l’eau, mais qu’on leur offrait peu de services sur la sécurité aquatique. C’est pour cette raison que l’on mise beaucoup sur cet aspect, souligne Matthew, qui a grandi en Ontario après un séjour en Zambie.
Nous avons également remarqué qu’au Canada, plus d’un quart des familles, qui ont un enfant handicapé, vivent sous le seuil de la pauvreté. Les cours privés coûtent en général aux alentours de 500 $ par session. Elles n’ont pas les moyens de se payer ça. Nous, on le fait pour 20 $. Nous sommes tous des bénévoles », précise celui qui complète sa maîtrise en chimie à l’Université de McGill.
Quinze villes canadiennes d’ici un an
Le programme a donné ses premiers coups dans l’eau en 2005, avec dix jeunes. Depuis 2008 Making Waves a grandi à l’échelle canadienne et récemment, les vagues se sont rendues jusqu’au Liban et à l’Île-Maurice. Ici, à Montréal, 75 jeunes en bénéficient. Chacun d’entre eux a son propre éducateur.
« Nous essayons de communiquer avec Rania, la reine de Jordanie. On le sait qu’elle est encline à ce genre de programme. Nous voulons une culture de service dans ces pays. Ce n’est pas un problème ‘’humain’’, mais culturel. » - -Matthew Morantz, porte-parole de Making Waves Canada,
« Notre objectif est d’être installé dans 15 villes canadiennes d’ici un an. On souhaite également ajouter à notre programme deux autres pays par année. Nous sommes d’ailleurs en pourparlers avec les États-Unis. »
La Colombie et la Jordanie sont également des endroits ciblés par le groupe.
« Nous essayons de communiquer avec Rania, la reine de Jordanie. On le sait qu’elle est encline à ce genre de programme. Nous voulons une culture de service dans ces pays. Ce n’est pas un problème ‘’humain’’, mais culturel. Ça ne fait pas partie de leur culture. Ici, la plupart des étudiants universitaires sont impliqués dans quelque chose, mais pas dans ces pays », note l’un des premiers récipiendaires de la certification Jeunes ambassadeurs montréalais de l'engagement.
Un prix décerné par le Forum jeunesse de l'île de Montréal à des jeunes de 35 ans et moins qui se sont illustrés de façon exceptionnelle par leur engagement social. Matthew Morantz, maintenant le porte-parole de Making Waves Canada, a reçu une bourse de 1000 $.
Pour plus d’informations sur le programme : www.makingwavesmontreal.org; 1 888 530-5618.

