Après avoir mis la main sur l'argent aux 50 m et 100 m nage libre, Valérie Grand'Maison est finalement montée sur la plus haute marche du podium aux Jeux paralympiques de Londres. La paranageuse du Plateau-Mont-Royal a remporté la finale du 200 m quatre nages tout en réécrivant le livre des records du monde.
« Je suis une fille de distance, donc j'étais plus dans ma zone de confort que sur 50 ou 100 mètres. Je savais que j'étais capable de finir en force, même si ç'a fait mal! »
La nouvelle championne paralympique a enregistré un temps de 2 min 27, 64 s pour fracasser le record du monde, une marque de 2 min 28,15 s, établie aux Jeux de Pékin par la Canadienne Chelsea Gotell, aujourd'hui à la retraite.
« Secrètement, je visais l'or, mais je ne m'attendais pas à faire un record du monde. Je me suis simplement concentrée sur ma course », a raconté l'athlète de 23 ans, qui avait fini troisième à cette épreuve à Pékin. « Je n'avais aucune idée de la vitesse à laquelle j'allais. Je me suis surprise. C'est la raison pour laquelle je nage, que je m'entraîne fort et que je fais tous ces sacrifices : pour toucher le mur et me surprendre. »
À sa quatrième et dernière épreuve des Jeux, le 100 m brasse, Grand'Maison a terminé sixième.
Une année préparatoire difficileIl y a un an, la paranageuse de déficience visuelle pensait que ses chances de participer à ses deuxièmes Jeux paralympiques étaient nulles après avoir subi une grave blessure à une épaule.
Des traitements, de la thérapie et son entraînement ont donné à la nageuse davantage de confiance en elle en plus de l'aider à maîtriser sa blessure.
« La dernière année de préparation pour les Jeux a été difficile alors je suis extrêmement fière de mes médailles. Elles signifient beaucoup pour moi », a ajouté la Québécoise.
(Sources : Sportcom et Comité paralympique canadien)

