Pourrons-nous un jour nous régaler d’un hot-dog bien dodu ou d’une gaufre liégeoise garnie de crème chantilly et de fruits frais au coin de la rue? Si on se fie aux propos tenus hier par Richard Deschamps, responsable du dossier économique au comité exécutif de la Ville, le mandat confié à la Commission sur le développement économique et urbain prévoit la rédaction d’un rapport au plus tard à la fin de septembre, après avoir entendu toutes les personnes et les groupes concernés par la cuisine de rue.
Actuelllement, Montréal fait figure de ville triste en interdisant les kiosques ambulants de vente de nourriture. Ottawa, New-York et Paris autorisent la présence de chariots et autres installations de vente de sandwiches, hot-dog, crème glacée, marrons rôtis ou brochettes shish-kebab sur la rue.
L’hygiène constituait un argument de choix pour interdire ce type de commerce, perçu par les restaurateurs ayant pignon sur rue, comme un concurrent déloyal n’assumant pas les mêmes frais fixes qu’eux.
Bien que sceptique sur les finalités du projet, le vice-président de l’Association des restaurateurs du Québec, François Meunier ne s’oppose pas à une réflexion sur le sujet tout en clamant que ces restaurateurs de rue, si jamais un projet est adopté, devront répondre aux normes imposées à tous les restaurateurs.

