Le méfait a eu lieu dans la nuit du 15 au 16 janvier. La propriétaire de la boutique, Franceen Breault a découvert le triste spectacle samedi matin en ouvrant sa boutique.
« Je suis très déçue. Le propriétaire de l’édifice avait commandé la fresque pour empêcher les graffitis sur le mur. Il va falloir redemander une subvention pour faire une autre murale », déclare-t-elle.
La police a découvert sur place les restes d’une canette de peinture qui pourraient servir à retrouver l’auteur du forfait à partir des empreintes digitales. Le tag étant signé, l’enquête pourrait également s’orienter dans le milieu des graffiteurs.
Au printemps 2008, Mme Breault avait dû recouvrir de peinture les ailes des anges figurant sur la murale à la demande du service des permis de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal, qui considérait qu’il s’agissait de publicité illégale pour son commerce.
Selon l’auteur de la murale, Prométhée Huart, le fait de l’avoir altérée une première fois a pu avoir pour effet de lever la protection tacite dont bénéficient les fresques auprès des tagueurs.
« Dès qu’on a enlevé les ailes des anges, j’ai su que la murale allait être recouverte. Je m’y attendais. Cela a pris plus d’un an, mais je savais que cela allait arriver. Il y avait une structure dans mon œuvre. En enlevant les ailes des anges, on a créé un déséquilibre, cela ne voulait plus rien dire », indique-t-il.
L'artiste avait réalisé la murale en 2003, dans le cadre du programme de lutte de la Ville de Montréal contre les graffitis. Le muraliste, qui est l’auteur d’une trentaine de fresques sur des édifices commerciaux à Montréal, souligne que c’est la première fois qu’une de ses oeuvres est vandalisée.
La murale des anges vandalisée
Photographiée par les touristes du monde entier, la célèbre murale du magasin Ange Neige, rue Rachel, a été « taguée » par une main anonyme. Un geste rare dans le milieu des graffiteurs.
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