Pour mettre un peu de piquant, une contrainte est imposée aux participants : leur réalisation doit être « santé ». Le concours fait la promotion de saines habitudes et de la diversité alimentaire. « Je trouve qu’on ne voit pas assez de cuisine santé dans les émissions et les concours culinaires. La gastronomie est souvent associée à ce qui est gras et salé. Je trouve ça un peu triste. Comment ça se fait qu’on ne mette pas la nourriture santé plus en évidence? Il y a de nombreux produits québécois qui sont méconnus comme le miso et la fleur d’ail », déplore Dominique Dupuis, instigatrice du projet et résidente du Plateau-Mont-Royal.
Les pros … de la cuisine amateur!
Quatre participants disposeront de deux heures pour réaliser quatre exemplaires d’un plat principal. Ils devront utiliser les ingrédients contenus dans un panier-surprise qui leur sera dévoilé au moment de l’épreuve. Le mets sera évalué par une équipe de juges composée de Véronique Levasseur, chef pâtissière de l'Auberge le Baluchon et lauréate provinciale du 57e Gala annuel du président de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec Chef Santé 2010, de Ève Dumas, journaliste gastronomique au quotidien La Presse, de Anne-Marie Roy, diététiste-nutritionniste et porte-parole du Salon Manger Santé et Vivre Vert 2010 et fondatrice de l'Association végétarienne de Montréal et d’un invité-surprise. Pour l’occasion, une fiche d’évaluation culinaire professionnelle a été adaptée. Les réalisations seront évaluées en fonction de l’esthétique, du goût, de la propreté et de la technique. « Même si c’est santé, ça doit être bon! Pour ce qui est de la technique, on veut s’assurer que les habitudes de préparation fassent en sorte que le repas réponde au critère de la santé. Y a-t-il beaucoup d’huile? Y a-t-il beaucoup de sel?», explique la propriétaire de l'atelier de cuisine L'Armoire du Haut (métro Laurier).
Pendant que les chefs vont s’affairer au fourneau, le public sera invité à assister à une représentation de hoola-hoop et à visiter les kiosques des différents commanditaires qui feront déguster leurs produits au son de la musique d'un DJ invité.
Fini ton assiette sinon tu n’auras pas dessert!
Adopter de saines habitudes alimentaires s’avère parfois un mal nécesaire. « Que ce soit pour des raisons de santé ou à cause d’un facteur économique, des fois, on a pas le choix de changer ses habitudes alimentaires. Il y a des gens qui ne savent pas comment s’y prendre ni par où commencer », affirme celle qui offre des ateliers de cuisine.
Chez toi ou chez moi?
Depuis quelques années, la tendance est aux petits plats cuisinés à la maison. Selon Dominique Dupuis, ce phénomène s’explique par la récession économique. « Après la crise, les gens ont cherché à faire des économies et on décidé de couper dans les sorties au resto. Ils se sont remis au fourneau et ont constaté que non seulement ça coûte moins cher, mais que c’est meilleur pour la santé. Ils ont tout avantage à cuisiner eux-même! », croit-elle.
Championnat de cuisine santé amateur 2010,
Date : 27 novembre
Heure : 15 h (dévoilement des gagnants à 18 h)
Lieu : Centre Jean Claude Malépart (2633, rue Ontario Est)
Coût pour les visiteurs : 5 $ à la porte
Les personnes intéressées à participer au championnat peuvent soumettre leur dossier de candidature jusqu’au 12 novembre à dom@larmoireduhaut.com. Pour information, visitez le site Internet du concours : http://concourscuisine.blogspot.com/
