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Montréal Vue par: Daniel Dion Oboro: Vingt-cinq ans d'énergie créative

Montréal Vue par: Daniel Dion
Oboro: Vingt-cinq ans d'énergie créative

Montréal Vue par: Daniel Dion Oboro: Vingt-cinq ans d'énergie créative

Carole le
Publié le 9 Avril 2009
Publié le 8 Avril 2010
Carole le

Une expérience transculturelle vivante: C'est ainsi que Daniel Dion, cofondateur de la galerie Oboro, qualifie ce laboratoire né du rêve d'un groupe de créateurs en arts visuels. Du 18 avril au 2 mai, un grand événement printanier souligne ses 25 ans. Artistes et visiteurs sont invités à venir découvrir et créer des œuvres de tout poil dans les locaux de la rue Berri.

Sujets :
World Tea Party , Montréal , Boulevard Saint-Laurent , Vancouver

Laboratoire des nouveaux médias, centre autogéré, galerie d'art, espace de création, de production et de diffusion, Oboro cultive le mélange des genres: de la simple toile accrochée au mur à l'œuvre numérique créée à partir de logiciels sophistiqués qui vont chercher des extraits texte, vidéo et audio sur Internet. «Nous présentons une création qui fait réfléchir et qui amène les gens à s'interroger tout en véhiculant des valeurs fondamentales pour nous, celles du communautaire et du travail d'équipe», indique Daniel Dion.

Au début des années 80, il existe peu d'espaces consacrés aux arts médiatiques à Montréal. Avec Su Schnee, une autre artiste multidisciplinaire originaire de Vancouver, Daniel Dion crée dans un local du boulevard Saint-Laurent un laboratoire de création dédié aux nouvelles technologies.

Tenant à la fois de la commune et de l'atelier expérimental, le lieu accueille les pionniers montréalais de l'art numérique. François Girard y présentera une installation vidéo, la première année, avant de se tourner vers le cinéma. «On a été le premier centre d'artistes à se doter d'un ordinateur Mac Plus !», évoque le co-directeur d'Oboro en riant.

Depuis 15 ans, le centre est installé rue Berri, dans une ancienne manufacture de valises qui abrite aujourd'hui une poignée d'organismes à vocation culturelle. Situé au cœur d'un quartier résidentiel et commercial, le centre se veut ouvert sur son milieu. «On accueille tout le monde, des bébés aux personnes âgées», signale Daniel Dion. Des jouets sont là pour aider les petits à patienter pendant que les parents visitent une exposition. Des activités de médiation artistique sont organisées pour les aînés.

Les commerçants du coin embarquent. Grace à l'opticien Georges Laoun, amateur d'art et mécène qui a une boutique à côté, une bourse du très court- métrage vient d'être créée. L'œuvre gagnante du concours, ouvert jusqu'au 15 mai, sera diffusée dans la vitrine de la boutique, rue St-Denis.

Les festivités du 25e anniversaire, du 18 avril au 2 mai, s'inscrivent dans cet esprit d'ouverture. Pour l'occasion, la galerie sera transformée en jardin printanier peuplé d’oboros, fruits de l’imagination d’une centaine d’artistes qui sont passés par le centre et qui ont chacun réalisé une œuvre pour l'occasion.

Les visiteurs pourront circuler dans ce jardin urbain en savourant une tasse de thé servi par le célèbre «Trolley Bus», maître de cérémonie du World Tea Party. Dans une petite salle d’exposition spécialement aménagée, ils pourront eux aussi créer un oboro.

Les œuvres réalisées pour l’occasion seront mises aux enchères au cours de la soirée du 18 avril. La recette des ventes servira à soutenir les artistes. Une manière de boucler la boucle et de retourner à la communauté tout en faisant tourner la roue de la création.

Une démarche qui s'inscrit dans l'esprit de l'Oboro, image issue d'un poème de Claude-Marie Caron et qui évoque le mythe ancien de l’«ouroboros», ce dragon-serpent avalant sa queue, symbole de la transformation, du renouveau et d'un univers en continuelle évolution.

Propos recueillis par Carole le Hirez

Pour manger… Juste à côté d'Oboro, deux monuments l'un en face de l'autre: Le jardin de Panos et Au pied de cochon, rue Duluth. - Pour flâner… Le parc La Fontaine. La faune à deux et à quatre pattes y est toujours amicale et inusitée... - Pour sortir… Le Leika et la Sala Rossa, boulevard Saint-Laurent. - Pour lire… Le Jardin botanique. L'été, n'importe où n'importe quand s'il ne pleut pas. L'hiver, le matin en semaine, dans la serre des cactus. - À découvrir… Le cimetière du Mont-Royal et la poissonnerie Nuevo Falero, avenue du Parc -À fuir… L'hiver à -25C

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