Arrivés en poste le 12 novembre, les nouveaux élus du Plateau ont eu huit jours pour préparer le budget, qui devait être bouclé avant le 20 novembre. « Ce n’est pas une situation idéale. On n’a pas pu aller dans le détail. On est déjà très serré financièrement. Il y a déjà eu des coupures importantes dans le passé. Il n’y avait pas d’enveloppes facilement identifiables pour de nouvelles économies. Cela va prendre plus que les 10 jours dont on a disposé pour faire le tour de la situation », a déclaré d’entrée de jeu le maire Luc Ferrandez.
Le conseil a déposé un budget sans déficit à première vue, mais qui comporte d’énormes déséquilibres. On notera au passage l’absence de réserve pour faire face au déneigement, le manque de fonds pour l’entretien urgent d’un certain nombre de bâtiments, un gel des enveloppes pour les organismes de sports et loisirs, une sous-estimation chronique des précipitations de neige, un nombre insuffisant d’inspecteurs pour faire respecter la réglementation municipale et enfin, non le moindre, une dotation de la ville centre de 51 M$ trop maigre pour couvrir les besoins.
Pour faire face à la musique, l’équipe en place coupera dans les dépenses tout en faisant rentrer de nouveaux revenus. Premier engagement : Il n’y aura pas de taxe spéciale sans projets spéciaux. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, ne s’était jamais caché d’être en faveur d’une telle taxe pour financer des projets jugés essentiels par les citoyens. Pour l’instant, aucun projet de la sorte n’est à l’ordre du jour. « On ne veut pas gaspiller l’outil de la taxe spéciale pour payer les dépenses courantes. On va travailler avec l’enveloppe qu’on a tout de suite », a expliqué M. Ferrandez.
On abandonne certains projets jugés trop coûteux, comme le pôle culturel cher à l’ex-mairesse Helen Fotopulos, qui devait être construit près du métro Mont-Royal, ou encore le terrain de soccer synthétique au parc Laurier. Le pôle culturel, qui coûterait au total 8 M$ à l’arrondissement, pourrait cependant être réalisé grâce à une taxe spéciale. «Ce projet devra faire l’objet de discussions avec la population », a souligné le maire.
Les directeurs de services de l’arrondissement ont passé au crible les postes de dépenses où l’on pouvait encore faire des économies. En évitant de charger la neige la fin de semaine, on réaliserait des économies de 150 000 $ à chaque fois. Si on ne charge pas lorsque les précipitations sont inférieures à 15 cm, on épargne 29 000 $.
Les baux des bureaux d’arrondissement ont été renégociés, ce qui permet de sauver 82 000 $. L’abolition des postes des attachés politiques des élus permet de garder 173 000 $ dans les coffres. On coupera dans les dépenses en matériel roulant pour un total de 200 000 $. Au total, les diverses économies permises par la réingénierie s’élèvent à 1,4 million.
Quelques projets maintenus @R :- Piscine Laurier: 2,8 M$ - Réaménagement de parcs : 1,5 M$ - Programme de réfection routière : 1,2 M$ dont 600 000 $ pour apaiser la circulation - Secteur Saint-Viateur Est : 500 000 $ - Éclairages pour l’Avenue du Mont-Royal : 150 000 $ Total des projets d’investissement pour 2010-2012 : 10 M$ @ST :BudgetDotation de la Ville : 51,9 M$ (2009) 51 M$(2010)
Revenus locaux:4 M$(2009) 4,1 M$ (2010)
Revenus totaux: 55,9 M$(2009) 55,2 M$ (2010)
Dépenses:
Administration: 4,9 M$ (2009) 6,4 M$ (2010)
Sécurité publique: 69 700$ (2009) 80 800 $ (2010)
Transport: 21,3 M$ (2009) 21,3 M$ (2010)
Hygiène du milieu: 10,3 M$ (2009) 8 M$ (2010)
Aménagement et urbanisme: 2,6 M$ (2009) 2,7 M$ (2010)
Loisirs et culture: 16,4 M$ (2009) 16,6 M$ (2010)
Dette : 4,1 M$ (2009)


