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La santé économique des SDC du Plateau en chiffres

Daphnée Tranchemontagne
Publié le 9 Juin 2012
Publié le 6 Juin 2012
Daphnée Tranchemontagne  RSS Feed

Une étude traçant le portrait économique des différentes sociétés de développement commercial (SDC) montréalaises a été réalisée à l’automne dernier par le Groupe Altus. Le document, financé par la Ville-centre, a été dévoilé le 16 mai. À plusieurs égards, les trois SDC du Plateau-Mont-Royal, soit la Société de développement Avenue Mont-Royal (SDAMR), Pignons rue Saint-Denis et Boulevard Saint-Laurent, se démarquent.

Sujets :
Groupe Altus , Société , Association des SDC de Montréal , Avenue Mont-Royal , Boulevard Saint-Laurent , Rue Saint-Denis

Quelques données en bref…

À Montréal, près de 80 % des commerçants sont locataires. Sur l’avenue Mont-Royal, cette proportion est de 84 %, sur le boulevard Saint-Laurent, elle s’élève à 90 %, tandis que sur la rue Saint-Denis, elle est de 74 %.

Pour l’ensemble du territoire montréalais, la hausse moyenne des loyers commerciaux durant la dernière année a été de 7 %, comparativement à 10,8 % pour l’avenue Mont-Royal, 8,5% pour le boulevard Saint-Laurent et 15,8 % pour la rue Saint-Denis.

« Il y a une ambiguïté dans les réponses. On a demandé aux gens de nous parler du prix de leur loyer, mais on croit que certains ont donné leurs coûts fixes (loyer et taxes), car pour plusieurs, les taxes sont incluses dans le prix du loyer. Néanmoins, c’est sur le Plateau que l’on retrouve les trois SDC avec les plus grandes hausses de taxes. La SDC de la rue Saint-Hubert se trouve en quatrième place avec 7,1% », indique Michel Depatie, directeur de la SDAMR et vice-président de l’Association des SDC de Montréal.

Ces hausse se répercutent sur le taux de vacances des locaux qui, au moment de l’étude, étaient de 7,8 % pour la rue Saint-Denis, de 4,6 % pour l’avenue Mont-Royal et de 8,8 % pour le boulevard Saint-Laurent.

Comment vont les affaires?

Lors de la réalisation de l’étude, les répondants ont été questionnés sur l’évolution de leur chiffre d’affaires (et non sur le montant réel des ventes).

« On a demandé aux commerçants si leur chiffre d’affaires a augmenté de plus de 5 %, de moins de 5 %, s’il a baissé de moins de 5 %, etc., entre 2010 et 2011 », explique M. Depatie.

Sur le territoire montréalais, 29 % des commerçants ont remarqué une hausse (légère ou forte), 28 % ont maintenu une situation stable, tandis que 31 % ont connu une baisse (légère ou forte).

Sur le Plateau, une moyenne pour chaque SDC a été réalisée. Pour l’avenue Mont-Royal, on constate une diminution de 10,4 % du chiffre d’affaires, tandis que pour Boulevard Saint-Laurent (4 %) et Pignons rue Saint-Denis (1 %) ont connu une légère hausse.

« Saint-Denis et Saint-Laurent sont relativement stables. Ça ne veut pas dire que ça va mieux que sur Mont-Royal. Ça veut juste dire que celle-ci est en chute. Saint-Laurent vivait une situation difficile et est en train de s’en sortir », explique M. Depatie.

Le Groupe Altus a également sondé le niveau de confiance des commerçants, pour déterminer s’ils étaient positifs ou négatifs face à l’avenir économique de leur entreprise. L’indice de confiance des commerçants de la rue Saint-Denis se retrouve dans la catégorie « légèrement pessimiste, tandis que celui des entrepreneurs du boulevard Saint-Laurent et de l’avenue Mont-Royal se retrouvent dans la catégorie « très pessimiste »,

« De manière générale, 11 % des commerçants montréalais envisagent de fermer leurs portes au cours de la prochaine année. Sur Saint-Laurent, 30 % des commerces prévoient mettre la clé dans la porte, sur Saint-Denis, on parle de 18 %, tandis que sur Mont-Royal, il s’agit de 13 % », indique-t-il.

Les commerçants sondés ont identifié, comme principaux facteurs nuisant aux affaires, le manque de stationnement, le coût des parcomètres, la propreté et l’accessibilité au quartier, révèle l’étude.

Méthodologie

Lors de la réalisation de l’étude, 1165 entrevues ont été réalisées à travers les différentes SDC, entre le 26 octobre et le 14 décembre 2011, par le biais de sondages Internet et par téléphone. Des rencontres individuelles ont aussi été réalisées.

La marge d’erreur globale est évaluée à 3%. Pour l’avenue Mont-Royal elle est de 6,3 %, pour le boulevard Saint-Laurent, de 9,5 % et pour la rue Saint-Denis, de 10,4 %.

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