Kavi Zamani et Allon Biron, propriétaires du restaurant l'Art Burger, sont plutôt satisfaits de leur expérience.
« On a vraiment aimé ça! C'est très agréable de ne pas avoir des voitures qui passent constamment. Ç'a permis de créer une ambiance festive. Le feedback des clients est ultra positif. Plusieurs nous ont dit qu'ils avaient l'impression d'être dans un autre pays. Si c'est à refaire, je suis partant à 1000 à l'heure », fait valoir M. Zamani.
Quant à la question de l'achalandage plus restreint que celui espéré, il fait contre mauvaise fortune bon cœur. Selon lui, l'événement, qui en était à sa première mouture, gagnera en visibilité.
Son partenaire d'affaires, M. Biron, a lui aussi apprécié cette initiative. Il croit cependant que la formule devrait être revue.
« Le but était d'attirer les familles, il faut donc leur proposer des activités qui leur sont adaptées. Lors des projections de films, on a présenté des documentaires. Ça n'attire pas les enfants! Les spectacles de musique, c'était une super bonne idée, mais il aurait fallu qu'il y en ait plus souvent. Les gens auraient alors su que Gilford était l'endroit pour découvrir de nouveaux artistes et groupes québécois. Ça aurait aussi permis d'offrir une visibilité à ceux-ci », suggère celui qui propose d'organiser des compétitions culinaires avec les restaurateurs du coin ou d'installer un jeu d'échec géant dans la rue. Il souhaite également que l'on mette en valeur les caractéristiques de l'artère, notamment son intersection en coin et le dinner qui lui donne un côté rétro.
Difficile pour MM. Zamani et Biron de dire si la fermeture de la rue Gilford a eu un impact sur l'achalandage de leur établissement, celui-ci étant en affaires que depuis un an. Toutefois, ils ne croient pas que cette mesure a eu un effet néfaste sur leur chiffre d'affaires.
Pour sa part, Claude Pinard, de l'entreprise Muvbox, qui a jeté l'ancre temporairement sur la rue Gilford, se dit déçu de son expérience et ignore s'il sera au rendez-vous l'année prochaine, si l'événement revient. Il regrette que le projet initial ait été modifié.
« Le projet auquel on avait accepté de se joindre était pas mal plus gros. On n'a pas eu l'achalandage auquel on s'attendait. Pour l'année prochaine, il faudrait quelque chose de plus important, de mieux structuré. Ça prend vraiment plus d'animation pour créer l'engouement. Cette année, on a fermé la rue sans réellement créer d'événement. Si ça ne devient pas un lieu de destination, je ne suis pas sûr que l'on reviendrait », soutient-il.
Au cours du festival, M. Pinard affirme avoir dû revoir ses heures d'ouverture à la baisse.
« On s'est rapidement ajusté. On aurait dû être ouvert jusqu'à la fin et on a dû fermé trois semaines plus tôt », fait-il valoir.

