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Les vacances sont finies sur Gilford!

Le lounge vert a particulièrement été apprécié des participants, croit Andréa Cohen (Photo: Isabelle Bergeron)

Le lounge vert a particulièrement été apprécié des participants, croit Andréa Cohen (Photo: Isabelle Bergeron)

Daphnée Tranchemontagne
Publié le 13 Septembre 2012
Publié le 13 Septembre 2012
Daphnée Tranchemontagne  RSS Feed

Après avoir pris d'assaut le tronçon de la rue Gilford compris entre Rivard et Saint-Denis, pendant près d'un mois, l'événement « Gilford en vacances » tirera sa révérence, le 16 septembre. Bilan de cette première mouture avec Andréa Cohen de l'organisme Rue publique, qui a chapeauté le projet.

Sujets :
Rue Gilford , Rue Saint-Denis.En , Sainte-Catherine

 

« Ça s'est super bien passé. Le feedback qu'on a eu était très positif et les gens étaient hyper contents d'avoir ça dans leur quartier », soutient-elle.

D'après Mme Cohen, le coup de cœur du public a sans contredit été le lounge vert, avec ses hamacs, ses plantes et son carré de sable.

« La combinaison de l'ombrarium et du carré de sable a permis de créer un espace familial. Les parents venaient lire dans les hamacs tandis que les enfants jouaient à côté. Le carré de sable a vraiment été en demande. Chaque fois que je passais sur Gilford, il y a des enfants qui s'y amusaient et des parents qui jasaient. Je me demande s'ils se connaissaient avant l'événement. »

Un sondage sera bientôt disponible en ligne pour que les participants puissent se prononcer sur ce qu'ils ont plus ou moins apprécié, afin de valider la perception des organisateurs.

Formule améliorée

Malgré le succès de la première mouture, certaines modifications risquent d'être apportées à la formule de base, si jamais l'événement est de retour l'année prochaine.

« On pense enlever les tentes pour que ça ait l'air un peu moins corporatif. Si certains participants n'ont pas hésité à se les approprier, d'autres ont hésité, se demandant pour qui étaient ces structures. Le message que l'on veut envoyer, c'est qu'il s'agit d'un espace pour tout le monde », dit Mme Cohen.

L'organisatrice souhaite également que les activités occupent la totalité de la rue Gilford, en opposition à une simple bande en bordure de la chaussée, comme ç'a été le cas cette année. Pour ce faire, elle compte solliciter la participation des riverains, que ce soit en fleurissant leur balcon ou en égayant leur demeure.

« Ça serait l'fun d'avoir un design pouvant faire écho des deux côtés de Gilford, de sorte que la rue au complet soit un espace public. Ce qui pose problème, c'est qu'il y a des contraintes pour permettre un accès d'une largeur de six mètres aux véhicules d'urgence (camions de pompiers, ambulances, etc.). Ça représente presque la totalité de la rue. C'est un beau casse-tête à résoudre. On va voir jusqu'où on peut étirer notre créativité », expose Mme Cohen, prête à relever le défi.

Ne change pas Gilford qui veut!

Le projet « Gilford en vacances » visait à créer un espace public où les citoyens pourraient se rencontrer et s'exprimer, sur la rue Gilford dont la vocation actuelle est le transit entre la station de métro Laurier et la rue Saint-Denis.

En dépit des efforts déployés, l'organisatrice remarque que cette caractéristique est toujours bien présente, déplore Mme Cohen.

« Cette zone est vraiment un lieu de passage, et non une destination en soi. Oui, il y avait une aire de détente et des activités l'fun, mais ce sont les gens qui habitent à côté qui les ont utilisés. Les gens venaient surtout durant la semaine, en fin d'après-midi et en soirée. Les fins de semaine, c'était mort! On essaie de voir comment utiliser l'espace dans le futur pour qu'il soit occupé, même le week-end. »

De ce fait, l'impact sur la vitalité économique du secteur a été moins important que prévu. Néanmoins, l'organisatrice croit que les commerçants n'ont pas perdu au change.

« Parce que la rue était fermée, ils ont eu beaucoup plus d'achalandage les soirs où il y avait des activités. Je crois toutefois qu'ils s'attendaient à avoir des foules comme sur Sainte-Catherine ou Crescent, et ç'a n'a pas été le cas, car il n'y avait pas de grosses attractions. Je suis contente que ce projet-là ait été initié, en partie, par les commerçants, mais il ne s'agissait pas d'un événement commercial », rappelle-t-elle.

Pour en savoir plus ou pour compléter le sondage, on visite le site Internet de l'organisme Rue publique au www.ruepublique.org.

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