« J’ai une formation en art dramatique et tranquillement, j’ai commencé à écrire des textes, puis de la musique. L’écriture d’un premier album, c’est un processus qui est très long. En 2010, j’ai sorti un EP, un mini-album. C’est la première fois que je me "commettais" en public. Et là, j’en suis arrivée à cet album », explique la résidente du Plateau, qui a été membre de la formation musicale Seismic Cry, en 2005.
Le disque compte 14 chansons à saveur électro-pop, dont une reprise de la pièce L’abattoir. La chanteuse confie avoir voulu donner une sonorité « nordique, un peu froide, électronique et épurée » à cet album.
« Je vais dans la voix feutrée, et non projetée. Plusieurs me demandent pourquoi je ne vais pas jusqu’au bout de ma voix, mais c’est un choix esthétique que j’ai fait et que j’assume. Ça peut surprendre, mais ce n’est pas bizarre.
« C’est un album qui a pour thème la rupture amoureuse. Mais même si on retrouve une certaine noirceur dans les textes, il y a toujours une ouverture, une luminosité. Ça parle aussi de la rencontre avec l’autre », fait-elle valoir.
Pour ce premier effort, Micoe a fait appel au réalisateur Éric Goulet, notamment connu pour ses projets Les Chiens, groupe auquel il a participé, et Monsieur Mono.
« Il m’apporte une énorme expérience et une forme de calme. C’est un artiste polyvalent. Quand j’ai entendu ses albums, j’ai été convaincue que lui seul pourrait faire en sorte que mon univers musical se réalise.
« Il a vraiment pris mes chansons brutes et n’a pas essayé de les changer. Il a vraiment été à l’écoute. Quand j’ai fait la chanson L’abattoir, j’ai eu peur que ça sonne trop comme du "Éric Goulet", mais je me la suis vraiment appropriée parce que c’est une pièce qui m’a beaucoup touchée. C’est aussi une belle façon de le remercier pour son aide », explique-t-elle.
Introspection
L’écriture de ce premier album a été un véritable exercice d’introspection pour l’auteure-compositrice-interprète. En effet, pour y parvenir, elle s’est isolée pendant près de neuf semaines dans un chalet à Trois-Pistoles.
« Tout le monde me disait que j’allais capoter. Mais je me suis dit que j’y allais pareil. J’ai eu l’appel du silence. Je suis partie avec mes instruments et je ne me suis jamais sentie seule. J’étais sur le bord du fleuve et je tripais sur le silence. Pourtant, j’habite en ville depuis longtemps et j’adore ça », confie-t-elle.
Micoe lancera son premier album solo le 16 mai, au Lion d’Or (1676, rue Ontario Est), à 17 h. Pour en savoir plus : www.myspace.com/micoemusique.
Pour connaître les bonnes adresses de Micoe, on lit: "Le Plateau vu par ... Micoe"

