Cela peut paraître énorme comme montant, mais la directrice, Diane Cormier, explique que l’argent servira à la fois à prendre possession du local adjacent au théâtre et à ancrer l'endroit comme « lieu de diffusion incontournable dans l’univers théâtrale à Montréal ».
« C’est le double objectif que l’on se fixe. On veut un local pour notre école et nos élèves, et un local qui sera un véritable lieu de diffusion culturelle. On pourra y avoir des invités et une plus grande programmation professionnelle (…) tout en ayant un endroit pour donner les cours, et ce, sans devoir démonter les décors à chaque fois, comme c’est le cas présentement. »
L’idée soumise en début d’année 2012 par Mme Cormier, soit celle d’avoir un « théâtre avec porte directement sur la rue, sur une artère principale du quartier », semble donc être mise sur la glace, du moins, pour les prochaines années.
« Il est vrai qu’on a mijoté avec l’idée d’avoir pignon sur rue, mais pourquoi au fond ? Pour avoir un plafond plus haut ? Ce n’était peut-être pas l’idée la plus réaliste. Je pense que le côté industriel de notre théâtre nous va bien, finalement. Grandissons par l’intérieur et profitons-en pour créer plus d’emplois. »
Place aux auteurs d’ici
Depuis ses débuts, le théâtre La Parenthèse se donne le mandat de rencontres entre le public et des auteurs québécois. La nouvelle programmation, dévoilée ce 16 octobre, n’en fait pas exception.
Sous le titre Auteurs québécois majoritaires , l’année 2012-2013 permettra de voir deux pièces de Michel Garneau (« Le banquet des petites personnes ou la politesse du désespoir » et « Coriolan », adapté d’un texte de Shakespeare), deux contes de Jacques Ferron (« Contes du pays incertain » et « Contes anglais et inédits »), de même que d’assister à la lecture, par des comédiens issus de l’école du théâtre Parenthèse, de textes d’auteurs moins connus (« Les Soirées blanches »).
« Il faut fouiller au-delà de Michel Tremblay et voir qu’il y a d’autres auteurs québécois exceptionnels, laisse entendre la directrice. Par exemple, Jacques Ferron, que nous jouerons cette année : c’est un des grands écrivains de la langue française et il est de chez nous. Nous aussi, nous avons nos classiques et je me fais un devoir de les faire connaitre et découvrir. C’est très important; c’est la base même de notre mission théâtrale. »
- Pour connaitre la programmation et le théâtre Parenthèse : www.theatreparenthese.com.

