Parenthèse théâtrale

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Diane Cormier est la directrice du théâtre Parenthèse.

On retrouve, dans le bâtiment industriel situé au 2177 rue Masson, des ateliers d’artistes et de créateurs, une compagnie d’impression numérique, une autre de fiscalité, une de rénovation, une coalition pour les alternatives aux pesticides, un ébéniste et la Confédération des organismes provinciaux des personnes handicapées du Québec. C’est également au troisième étage qu’on y trouve le théâtre Parenthèse. Cohabitation saugrenue pour une école qui souhaite ardemment avoir pignon sur rue prochainement.

En entrant dans le local 311, on oublie rapidement l’aspect industriel. « Place au théâtre ! » semble dire l’emplacement, alors que les lumières tamisées, un tableau scolaire, des couleurs chaudes et des affiches rappelant les pièces qui y ont été jouées attirent le regard.

« Et quand c’est soir de représentation, on décore aussi le couloir, pour que les spectateurs se sentent comme à l’entrée d’un théâtre de rue. Mais évidemment, et je trouve ça triste, je comprends que les gens ne voient que le bâtiment. C’est pour cela qu’on cherche toujours un endroit plus adéquat. »

Diane Cormier, la directrice de l’endroit, aimerait voir son théâtre avoir pignon sur rue. « Il y a beaucoup de théâtre sur le Plateau Mont-Royal, c’est pour cette raison qu’on ne pense pas s’installer dans cet arrondissement. Il y a aussi la Licorne qui est toute proche et que j’aime beaucoup. Nous, idéalement, on aura un théâtre avec porte directement sur la rue, sur une artère principale, plus haut, dans Rosemont.

Déjà, il y a quelques années, le théâtre avait failli déménager sur l’avenue Mont-Royal, dans une ancienne église. L’archevêché avait finalement apposé son refus au projet, ce qui avait tué dans l’œuf le déménagement. « On a perdu beaucoup dans cette aventure, se souvient Mme Cormier. C’est pour cette raison que cette fois-ci, avant de repartir, on va s’assurer d’être plein à craquer chaque soir. On a été échaudé, mais on a beaucoup appris dans tout ça. »

Apprendre le métier

En plus de présenter la pièce « Jean et Béatrice » jusqu’au 17 mars et d’y tenir le rôle principal, Diane Cormier enseigne le théâtre aux élèves inscrits à son école.

Des gens de tous les milieux et de tous les horizons viennent s’inscrire aux cours offerts au théâtre Parenthèse.

« Souvent, ils ont ça en dedans, caché, souligne Mme Cormier. Avant de les accepter ici, je leur fais passer une audition, mais pas théâtrale. En fait, je veux comprendre leurs motivations profondes. Je veux éliminer d’emblée les gens qui ont regardé un film hier soir et qui ont subitement le goût de devenir une vedette populaire. Je dois être très vigilante. Mais après vingt ans, je commence à avoir l’œil. »

Myriam Binette est une nouvelle inscrite. Elle dit venir à la rencontre d’elle-même dans les cours théâtraux. « Je voulais me rencontrer, arrêter de me faufiler de moi-même et de ne pas avoir le choix de me confronter. Cette école de théâtre m’apporte cela. J’ai trouvé des outils pour ma propre vie », confie-t-elle.

- Pour en savoir plus sur le théâtre Parenthèse : www.theatreparenthese.com.

Organisations: Parenthèse, Confédération des organismes provinciaux des personnes

Lieux géographiques: Rue Masson, Québec, Plateau Mont-Royal Rosemont Avenue Mont-Royal

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires