À l'opposé, j'ai décidé de vous parler d'un sujet chaud, mais qui est tout aussi délicat que la neige: l'anglicisation. Il est vrai qu'il y a beaucoup plus "d'Anglais" sur le Plateau et que certains ne font pas d'efforts pour apprendre le français.
Pourtant, moi, je ne les blâme pas, puisque tout le monde leur parle en anglais. Certains de mes clients anglophones sont parfois fâchés lorsque je leur parle en anglais parce qu'ils veulent réellement apprendre le français.
Imaginez que vous déménagiez au Laos et que tout le monde vous parle français partout où vous alliez, seriez-vous motivés à apprendre la langue locale? Et le problème va encore plus loin parce que parler en anglais, c'est devenu une mode! Well you know, même moi j'ai de la misère à ne pas emprunter des anglicismes. Arrêtons de "regarder la paille dans l'oeil du voisin et (en tant que peuple) regardons la poutre dans le nôtre".
Bon, j'avoue qu'en tant que commercant, j'applique quelques fois la loi du moindre effort et je parle en anglais à mes clients anglophones parce que je sais qu'il vont me comprendre mieux et plus vite. Surtout quand la file d'attente commence à s'allonger alors que j'essaie de traduire ce qu'est du paleron de bœuf. Dorénavant, je prendrai mon temps pour expliquer en français.
Le peuple québécois ne veut pas perdre son français, alors qu'il s'assume. Ne faisons pas juste parler de notre langue, mais parlons notre langue! Bientôt, les Anglais devront aller en France pour apprendre le français tellement l'anglais est présent (particulièrement dans la région de Montréal).
Il n'y a rien de plus fier qu'un anglophone qui a appris le français. La meilleur arme pour gagner la bataille du français au Québec, c'est l'anglophone devenu francophone. Croyez-moi, il a tellement sacré pour apprendre ses conjugaisons, qu'il ne peut pas concevoir que ça ne lui servira plus dans 10 ans!
Je terminerai ce texte avec une citation de Falardeau que j'aime bien: Moi le monde, j'veux pas savoir d'où ils viennent, j'veux savoir où ils vont! Le monde, ils peuvent être blancs, jaunes, noirs, mauves, bleus avec des pitons jaune-oranges, m'en câlisse. S'ils veulent se battre avec moi, c'est mes frères! On n'est pas des racistes et il faut arrêter de toujours s'excuser.
