À la suite de cette intervention citoyenne, certaines mesures ont été mises sur pied pour assurer la quiétude du voisinage, assure l’inspecteur Stéphane Bélanger, du poste de quartier (PDQ) 38, également situé sur la rue Rachel.
« On reçoit pas mal de plaintes en lien avec la problématique de la rue Rachel. Elles portent surtout sur le bruit et les actes d’incivilité. C’est sûr que lorsqu’on a des bars situés à proximité des résidences, comme dans le cas de la rue Rachel, ça pose problème. Il faut donc trouver le juste milieu entre les demandes des résidents et celles des tenanciers. On a un comité formé de six citoyens qui participe à un exercice de médiation avec les propriétaires du bar L’Écurie et deux autres restaurateurs », indique-t-il.
L’inspecteur Bélanger soutient que les tenanciers de bars ont fait preuve de beaucoup de collaboration et qu’après quelques rencontres, la situation s’est grandement améliorée.
« Je n’ai jamais vu ça, des propriétaires de bars qui sont prêts à mettre de l’argent pour faire des rénovations et embaucher du personnel. Au bar L’Écurie, des affiches ont été installées pour sensibiliser les visiteurs. Des employés les empêchent d’aller pisser dans la ruelle et ramassent les cochonneries à la sortie des bars », avance M. Bélanger.
Les policiers ont également assuré une présence accrue dans ce secteur à l’automne, afin de faire respecter les règlements en vigueur.
« En l’espace de cinq fins de semaine, on a donné près de 200 constats d’infraction, notamment aux automobilistes qui se stationnent dans les zones réservées aux détenteurs de vignettes et aux jeunes qui consomment de l’alcool ou qui urinent à l’extérieur ainsi qu’à ceux qui se trouvent dans le parc de La Bolduc après l’heure de fermeture », informe-t-il.
Il estime que ces diverses initiatives ont porté leurs fruits et que la qualité de vie des riverains est meilleure.
« Le 13 juin, le comité de citoyens dit qu’il a constaté une amélioration très importante de la part du bar L’Écurie, mais que deux autres établissements posaient encore problème. », annonce fièrement l’inspecteur Bélanger, refusant de dévoiler le nom des commerces récalcitrants.
Pour régler le manière définitive le problème de bruit de la rue Rachel, le commandant envisage de faire appel à la Régie de l'alcool, des courses et des jeu, qui délivre les permis d'alcool, pour devancer l'heure de fermeture des établissements qui posent problème, la faisant passer de 3 h à 1 h.
Le policier déplore que les tenanciers, qui ont fait preuve de collaboration, aient à subir les contrecoups de cette mesure. Il concède que celle-ci risque de leur faire perdre de l'argent, ainsi qu'une certaine partie de leur clientèle. Toutefois, il estime que tout a été mis en œuvre pour régler cette situation et qu'il s'agit de la dernière solution envisageable.
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