Sa candidature a été annoncée officiellement par la chef du parti, Pauline Marois, mardi après-midi lors d’un point de presse à Montréal.
Joint par téléphone, le candidat qui habite à Saint-Constant avoue qu’il a beaucoup de similitudes avec Khadir. « On se ressemble beaucoup parce que je suis une personne de gauche et je suis souverainiste », explique-t-il.
Mais M. Poirier croit que les électeurs du Plateau-Mont-Royal auront tout de même un choix à faire.
« Québec solidaire restera toujours un parti de l’opposition, croit-il. Les électeurs ont la possibilité de voter pour Amir ou de s’unir pour avoir un nouveau gouvernement ».
Lors de son discours en point de presse, M. Poirier a affirmé que son parti a « la chance de devenir un gouvernement, ce qu’Amir Khadir ne pourra pas arriver (à faire). Ce que je cherche à faire dans Mercier, c'est l'unité. Présentement, avec M. Khadir, c'est la division (du vote)».
Le candidat du PQ se défend de ne pas vouloir mener « une campagne de dénigrement », mais il avance que Québec solidaire, c’est un peu comme un « village gaulois ».
« Ça prend des « fighters » à Québec qui vont se battre pour l’environnement et la souveraineté », poursuit-il.
M. Poirier se compare aussi à Gérald Godin, qui était député péquiste dans Mercier de 1976 à 1994.
« C’est un icône, je l’adore. C’est une personne qui pensait comme moi. Quand le PQ m’a approché, j’ai sauté à pied joint », soutient-il.
Priorités locales
Interrogé sur ses priorités locales, M. Poirier a parlé d’environnement, disant que les résidents « sont verts » et « attachés à la culture ». Il prône aussi le maintien des frais de scolarité.
« J’ai hâte de dialoguer avec eux. Je vais aller parler aux gens et je pense qu’ils sont à 90% de gauche, comme moi », considère-t-il.
Par ailleurs, l’ancien président du syndicat d’Aveos dit qu’il continuera à défendre les travailleurs, mis à pied au printemps dernier.
« J’ai commencé dans le syndicalisme, je me suis toujours battu pour le droit des gens. Maintenant, j’ai le goût de me battre pour un parti », avance-t-il.
Pauline Marois l’a présenté comme un candidat qui « incarne notre volonté d'enrichir tous les Québécois en relançant notre industrie manufacturière ».
« Jean Poirier a beaucoup de courage et de fortes convictions. Il est un homme authentique et très déterminé, excellent communicateur », a-t-elle dit.

