Le but de cette initiative est de leur fournir une première expérience de travail, afin qu’ils acquièrent des aptitudes et des connaissances pour garnir leur curriculum vitae.
« Souvent, ce sont des jeunes qui n’ont pas l’âge pour accéder au marché de l’emploi et qui n’ont pas vraiment d’expérience. On leur offre donc une panoplie de formations en service à la clientèle, gestion des ressources humaines, marketing et comptabilité. Ils ont aussi des cours sur la peinture, la tonte de pelouse, etc. Ça les responsabilise et leur donne une certaine autonomie », explique Myriam Rivière, qui chapeaute le projet au sein de la maison des jeunes (MDJ) du Plateau.
Les services offerts sont choisis par les jeunes et le prix demandé varie en fonction de la tâche à accomplir. Lorsqu’un particulier ou un commerce souhaite les embaucher, ils se rendent sur place, accompagnés d’un responsable font une estimation et signent un contrat. En moyenne, chaque jeune dédie une vingtaine d’heures à la CJS.
« Pour que l’entreprise puisse bien fonctionner, les jeunes doivent donner de leur temps bénévolement, à raison d’un minimum de trois heures par semaine, pour répondre au téléphone ou faire de la publicité. Chacun fait aussi partie d’un comité auquel il doit participer (ressources humaines, marketing ou finances), prend part au conseil d’administration, en plus d’effectuer les travaux rémunérés. On constate que les jeunes sont tellement motivés qu’ils viennent souvent donner du temps, même si ce n’est pas leur tour », fait valoir Mme Rivière.
Questionnés sur les raisons qui les ont poussés à prendre part à la CJS, les jeunes sont unanimes :
« Je trouvais ça intéressant de venir ici pour acquérir de l’expérience et de l’autonomie, tout en passant un bel été », confie Benjamin, 16 ans.
Son collègue Ibrahim, 15 ans, résume ses motivations en trois mots : C.V., C.V. C.V.!
Expérience humaine
En plus d’acquérir de l’expérience de travail, les participants vivent une aventure humaine, où ils apprennent à travailler en collaboration avec les autres.
« La cohésion entre les jeunes s’est faite instantanément. Ce ne sont pas des jeunes qui se connaissaient avant. On a 11 nationalités différentes. Ça crée un multiculturalisme qui est super intéressante. Ils s’enseignent des mots en différentes langues et apprennent à danser durant les pauses. C’est beau à voir! », soutient Mme Rivière.
Clients recherchés
Si la CJS existe depuis une dizaine d’années dans le quartier Mile End, elle en est qu’à sa troisième mouture dans le Plateau. Les activités de promotions sont donc primordiales pour faire découvrir ce service aux citoyens.
« Il y a beaucoup de publicité à faire. Les jeunes sont vraiment à l’affût et se promènent avec des cartes professionnelles dans leurs poches et abordent les gens dans la rue. Cette année, ils ont même décroché un contrat pour repeindre le mur d’une garderie », indique Mme Rivière.
« Dans le Mile End, la CJS est quelque chose qui est bien implanté. Année après année, les clients reviennent pour faire affaires avec les jeunes. Néanmoins, il y a toujours de la publicité à faire », dit Andrée Sano-Gélinas, de la CJS du Mile End.
Pour en savoir plus sur les services offerts par les CJS, on communique avec celle du Plateau, qui dessert le territoire à l’est de la rue Saint-Denis au 514-525-7402, ainsi qu’avec la CJS du Mile End, qui elle concentre ses activités à l’ouest de cette rue, au 514 245-9749.

