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L’Espace La Fontaine, un an après

Suzanne Vadnais, sur la terrasse de l'Espace La Fontaine (Photo: Isabelle Bergeron)

Suzanne Vadnais, sur la terrasse de l'Espace La Fontaine (Photo: Isabelle Bergeron)

Daphnée Tranchemontagne
Publié le 22 Juin 2012
Publié le 22 Juin 2012
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Depuis maintenant un an, le chalet-resto du parc La Fontaine grouille de vie. La prise en charge du bâtiment par l’organisme à but non lucratif (OBNL) Espace La Fontaine a permis de donner une seconde vie à ce lieu autrefois abandonné. Bilan de cette première année.

Sujets :
Verdure , Parc La Fontaine , Plateau

La femme derrière ce projet s’appelle Suzanne Vadnais. Elle-même résidente du Plateau, elle s’est immédiatement sentie interpellée par ce défi. Douze mois plus tard, elle croit l’avoir relevé.

« On se rend compte que les gens apprécient vraiment que le restaurant soir rouvert et qu’il soit accessible à tous pour y faire différentes d’activités », estime-t-elle, indiquant qu’à ce jour, près de 50 000 visiteurs ont fréquenté l’Espace La Fontaine.

Plus qu’un restaurant offrant des repas sains (oubliez les éternels shacks à patates et les stands à hot-dogs), l’Espace La Fontaine se veut également un lieu de diffusion pour les artistes locaux. Hormis l’exposition permanente retraçant l’histoire du mythique parc, les œuvres présentées sont renouvelées tous les mois.

Une année d’apprentissages

Même si Mme Vadnais croit qu’elle détient une formule gagnante pour faire revivre le chalet, elle indique que la première année en a été une d’apprentissages et que quelques modifications ont été apportées au concept original. Le restaurant qui offrait des vins d’importation et des aliments bios a dû changer son menu afin d’offrir des mets plus abordables.

« C’est sûr qu’on a eu une année avec des up and down. Il faut dire que l’on est ouvert toute l’année, à l’exception de quelques semaines en octobre et novembre, durant la saison morte du parc. À l’hiver, on a misé beaucoup sur l’attrait que représente la patinoire. Or, à cause de la température, on n’a eu que trois belles fins de semaines. On a essayé d’ouvrir le resto le soir, mais les gens ne savaient pas que nous étions ouverts et on n’a pas le droit d’afficher dans le parc. Parce qu’on est un parc, les gens ne nous voient pas de la rue », a-t-elle expliqué.

À l’opposé, durant la saison chaude, la terrasse a connu un vif succès, si bien que certains soirs, les gens faisaient la file pour y aller. Malgré tout, Mme Vadnais souhaite faire découvrir l’Espace La Fontaine à davantage de gens et convoite la clientèle du théâtre Verdure, situé juste à côté.

« L’an passé, on pensait attirer la clientèle qui fréquente le théâtre, ce qui n’a pas nécessairement fonctionné. Pour cette saison, on a décidé d’offrir des mises en bouche et on offre aussi 30 laissez-passer pour le théâtre à nos clients lorsqu’ils y a des spectacles », annonce-t-elle.

La disparité d’affluence des visiteurs selon les saisons a contraint l’OBNL à ajuster son nombre d’employés (une cinquantaine en été, et cinq en hiver). Mme Vadnais croit que la situation va se stabiliser et se dit confiante de pouvoir arriver à maintenir ses effectifs, d’ici trois ans.

Faire revivre le parc

Mme Vadnais avoue que le succès de l’Espace La Fontaine lui fait « chaud au cœur ».

« Les gens me disent : ça ressemble vraiment au Plateau! Il ne s’agit pas d’un concept importé d’ailleurs. C’est un projet qui est vraiment adapté à la population du quartier. Toutes les fins de semaines, on fait des brunchs pour les familles. On voit les poussettes et les enfants qui se promènent. Avec le petit train, je retrouve un peu le parc La Fontaine de quand j’étais jeune. C’est vraiment animé. Avec l’exposition, c’est beau de voir les plus vieux parler de leurs souvenirs avec les plus jeunes. Des enfants ont même fait signer une pétition pour demander la réouverture du Jardin des merveilles, qui accueillait un zoo, dans les années 1960 », dit-elle en riant.

Le fait que le chalet soit de nouveau habité aurait même eu un impact positif sur le nombre de méfaits et d’actes d’incivilité (graffitis, actes de vandalisme, flânerie, etc.) commis dans le parc et dans les deux ailes ouvertes du chalet.

D’ici 2014, l’OBNL souhaite justement les réaménager afin qu’elles puissent être utilisées durant trois saisons.

« On veut fermer les murs des ailes et y installer des lampes chauffantes. On veut aussi faire en sorte d’avoir une vue sur l’étang », laisse-t-elle savoir.

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