Depuis novembre 2007, un symbole géant composé de trois points à l’intérieur d’un cercle est installé sur le sol du parc à l’aide de paillis, de plantes et de pierres. L’œuvre d’Émily-Rose représente le symbole Roerich, utilisé durant la Deuxième Guerre mondiale pour protéger les monuments historiques des bombardements. C’est le signe que le terrain a une grande valeur, tant du point de vue des arts que de l’écologie, souligne la jeune femme.
« J’ai créé le projet pour provoquer un dialogue sur la conservation de l'espace, pour parler des plantes et de la vie naturelle dans l’environnement urbain. Mais il est vite devenu politique sans le vouloir », explique-t-elle. Émily-Rose a ensuite fondé « Le pouvoir aux pousses », une équipe de jardiniers qui témoignent de l’attachement des gens pour ce bout de terre. Depuis trois ans, ils soignent et nettoient le terrain, s’échangent des semences et sensibilisent les autres résidents à la diversité des plantes qui y poussent.
La corvée de nettoyage du 22 mai sera l’occasion, pour Émily-Rose et ses jardiniers, « de passer le flambeau aux citoyens ». Elle espère les voir nombreux, pour démontrer la volonté populaire de garder le Champ des possibles dans son état actuel : une tranche de campagne en pleine ville.
À lire aussi: « Le Champ des possibles: une oasis chère aux citoyens » (http://www.leplateau.com/Actualites/2010-05-19/article-1127924/Le-Champ-des-possibles-%3A-une-oasis-chere-aux-citoyens/1)
Émily-Rose Michaud a rassemblé les témoignages des résidents autour du Champ des possibles, dans un livre publié en ligne à la maison d'édition Artefatica, au www.roerichproject.artefati.ca.
