« Dans les années 1980, la piste cyclable sur Rachel était détournée sur l'avenue Émile-Duployé, située dans le parc La Fontaine, pour ressortir sur la rue Gauthier. Mais étant donné l'augmentation du flux de vélos, on n'a pas eu le choix de remettre un tronçon de piste cyclable sur Rachel, car les cyclistes y passaient pareil, soit à contresens ou sur les trottoirs, expose la conseillère de Ville pour le district De Lorimier, Josée Duplessis.Ç'a fait qu'il est maintenant impossible de tourner à gauche sur l'avenue Papineau. Pour ce qui est du virage à droite, il faut vraiment attendre son tour, à cause des vélos. Ça crée une accumulation de voitures. »
Les automobilistes en provenance de l'est qui souhaitent tourner à gauche pour rejoindre l'avenue Papineau, puis le pont Jacques-Cartier, doivent le faire par le boulevard Saint-Joseph. Toutefois, pour éviter de faire un détour vers le nord, pour ensuite redescendre vers le sud, plusieurs choisissent plutôt d'emprunter les rues Parthenais et Gauthier.
« Ils engorgent ce secteur hyper résidentiel. Ç'a leur a pris presque deux ans pour découvrir ce truc-là. Ça ne marche plus! On reçoit beaucoup de plaintes des citoyens. Par contre, si on implante des mesures pour y apaiser la circulation, les résidents du secteur vont devoir faire un détour pour rentrer chez eux et seront pris dans l'engorgement du pont Jacques-Cartier », continue Mme Duplessis.
Consultation
Pour résoudre cette impasse, l'arrondissement a choisi de consulter les principaux intéressés. Le processus se fera en deux temps. Une première rencontre se tiendra le 25 octobre et permettra aux résidents d'exposer les problèmes qu'ils vivent au quotidien. Une seconde rencontre, prévue le 22 novembre, sera dédiée à la recherche de solutions.
« Il faut que l'on décide ensemble. Je ne veux plus de psychodrame. Si vous voulez que l'on ferme le quartier, pour qu'il soit plus paisible, on va le faire. Mais il faut être conscient que cela aura des répercussions sur les habitudes des résidents », avertit Mme Duplessis.
Pour s'assurer que cette consultation reflète bien les besoins et préoccupations des riverains de l'ensemble du secteur, une commission citoyenne sera formée lors de la rencontre.
« On a sorti les plaintes du 311 et on a interpellé des gens qui habitent sur les différentes rues. Ils sont environ une douzaine. Ce sont eux, qui, lors de la consultation, feront les présentations », explique la conseillère.
Au terme du processus de consultation, la commission effectuera des recommandations qui seront transmises aux élus.
La première rencontre de consultation se tiendra le 25 octobre, à l'Espace La Fontaine, dès 19 h. La seconde se tiendra le 22 novembre, à la même heure. Dans ce cas-ci, le lieu n'a pas encore été déterminé.

