Il a fait cette déclaration à la dernière séance du conseil d'arrondissement (10 septembre), alors qu'il répondait à Carole de Courval, une citoyenne qui l'interpellait sur l'agrandissement du parc Baldwin.
« La consultation publique est toujours nécessaire. Dans un monde idéal, il aurait fallu le faire [dans le dossier du parc Baldwin]. Encore faut-il qu'il y ait la possibilité d'un dialogue. Si, lorsqu'on consulte, c'est la guerre entre nous et une partie des résidents, ou entre les citoyens eux-mêmes, ça ne constitue pas un terreau fertile et serein à la recherche de solutions », a-t-il fait valoir.
En parlant du cas précis du parc Baldwin, il estime, encore aujourd'hui, qu'une consultation publique aurait mené à une guerre sans fin, opposant les riverains de cet espace vert aux autres résidents de l'arrondissement, pour qui la perte de stationnement ou l'augmentation de la circulation n'auraient pas forcément été des enjeux majeurs puisqu'ils ne les affectent pas directement.
« Le problème de la guerre sur le Plateau, ce n'est pas les gens qui s'assoient dans une salle et qui s'engueulent. Ça, c'est correct, on est capable de vivre avec ça. L'ennui, c'est que notre administration est arrivée à un point où tout ce qui touche le Plateau fait les manchettes des médias nationaux. Chaque fois que quelqu'un n'est pas content, il appelle le Journal de Montréal ou TVA, et ça sort le lendemain. Ça fait qu'il n'y a plus un climat calme et serein où on peut se dire les vraies affaires. Tout le monde a soudainement son mot à dire », a-t-il déploré.
M. Ferrandez a néanmoins dit que l'arrondissement était capable de faire preuve d'ouverture et n'hésitait pas à consulter ses citoyens sur les thèmes et enjeux qui pouvaient être discutés.

