La santé économique de la rue est préoccupante, notamment en raison de son taux de vacance élevé, de la hausse importante du coût des loyers et des chiffres d’affaires qui stagnent (voir autre texte). Afin de redonner un peu de « pep » à cette destination magasinage, Joël Pourbaix, directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Pignons rue Saint-Denis, multiplie les stratégies pour attirer la clientèle (et les commerçants).
Plus qu’une traditionnelle vente trottoir, l’événement « Vivre l’été Saint Denis » se veut aussi un événement culturel où commerçants, artistes locaux et clientèle pourront se rencontrer et échanger. Durant deux jours, peintres et musiciens éliront donc domicile dans une dizaine de microsites situés le long de l’artère, entre les étalages, où ils seront en contact direct avec le public.
« La rue Saint-Denis ne peut pas être fermée, parce qu’il s’agit d’une voie de circulation pour les services d’urgence. Il faut donc être créatif lorsqu’on organise des activités, d’où l’idée des microsites. Comme dans n’importe quelle vente trottoir, les commerçants seront dehors, mais il y a aussi des artistes qui auront un espace à habiter. J’essaie de développer cette réappropriation de l’espace public, car ça fait partie de l’identité forte de la rue Saint-Denis », estime M. Pourbaix.
Selon lui, ce qui différencie cet événement des autres ventes trottoirs à saveur culturelle qui pullulent sur le Plateau, c’est la manière dont celle-ci s’articule.
« Il ne s’agit pas d’une recette que l’on applique. La culture est un grand mot. Ce qui est intéressant, c’est la manière dont elle s’incarne. Sur Saint-Denis, on ne parle pas d’une culture de type spectacle, mais plutôt d’une culture d’échange avec les artistes », fait-il valoir.
Pour en savoir plus, on visite le www.rue-saint-denis.ca ou la page Facebook de la SDC au www.facebook.com/ruesaintdenis.

