« On veut que les jeunes s’engagent dans leur communauté. Avec cette activité, on vise à améliorer leur environnement immédiat; soit cette ruelle qui est toujours pleine de graffitis. En réalisant des fresques sur les portes de garage des résidents qui ont donné leur accord, on pense que ça va les embellir tout en aidant à réduire le nombre de méfaits », fait valoir Nathalie Brunet, directrice de l’école.
Au total, quatre résidents ont manifesté leur intérêt pour cette initiative. Pour des raisons budgétaires, seulement deux fresques seront peintes cette année. Par contre, Mme Brunet n’écarte pas l’idée d’en réaliser l’année prochaine, et conserve le nom des personnes intéressées à en « accueillir » une en banque. Elle croit aussi que le projet risque de « faire boule de neige auprès d’autres propriétaires du quartier ».
L’établissement scolaire s’est associé à l’organisme MU, qui fait la promotion de l’art public à Montréal, et qui possède une certaine expertise dans la réalisation de murales. Le thème pour ce projet-ci était l’environnement. La fresque a été créée en juxtaposant différentes œuvres d’élèves de la première à la quatrième année.
« On a fait un montage de cinq ou six aquarelles faites par les enfants. Le collage sera reproduit sur les portes. Au départ, on voulait que tous les élèves peignent les murales, mais on a vite réalisé que c’était impossible. On a choisi les jeunes de sixième année pour qu’ils puissent laisser leur marque dans le quartier de façon symbolique, puisqu’ils quittent pour le secondaire. De cette manière, ils redonnent à la communauté », souligne Mme Brunet.

